22 février 2026

Proies / Andrée A. Michaud

Les abords de la Brûlée, du plus loin qu’on se souvienne, constituaient une retraite idéale pour qui voulait s’éloigner de son quotidien et goûter la fraîcheur que permettent les rivières.

Dès la première séquence du chapitre initial, le narrateur omniscient révèle les fondements de l’histoire. Ce prologue concerne les premières journées du drame, qui se déroule dans une ambiance de plus en plus oppressante, à la manière d’Edgar Allan Poe. Par la suite, de nouveaux rebondissements surviennent et l’histoire se complexifie, devenant encore plus captivante.

Aperçu

Le polar compte sept parties subdivisées en séquences et segments. Voici un aperçu des quatre premiers jours du récit.

I – La Brûlée

Mardi 18 août – Trois ados vont camper en forêt, sur le plateau surmontant la Brûlée : Abe, Jude et Alex. Au cours de leurs conversations, il se racontent des épouvantes, des cauchemars. Puis, soupçonnant la présence d’un voyeur, une atmosphère appesantie leur cause une nuit d’insomnie et de peur. Les jours suivants, pendant qu’ils circulent en forêt, d’autres indices renouvellent leur crainte. Le vendredi matin 21 août, en soulevant l’ouverture de sa tente, Alex voit la silhouette d’un homme masqué, en tenue de camouflage, armé d’une carabine.

II – La foire

Vendredi 21 août – Un double récit : les préparatifs et le déroulement de la foire agricole annuelle au village Rivière-Brûlée, d’une part, la traque des jeunes par le chasseur, d’autre part. Par temps orageux, l’inquiétude des parents des ados au cours de la fête, d’un côté, l’angoisse des campeurs apeurés, de l’autre côté. Les segments sont entrecroisés et l’intensité du récit s’amplifie d’un épisode à l’autre. La tension devient de plus en plus extrême. Elle provoque même des délires chez les ados et le chasseur.

III – La rivière au nom d’animal

Vendredi soir 21 août – Avec effroi, le chasseur constate la mort d’Abe qu’il avait blessée et ligotée quelques heures auparavant. Désemparé, pour se sortir du pétrin, il va quérir au village l’aide de son grand ami. L’histoire prend dès lors un nouveau tournant…

Appréciation

Un roman psychologique et policier d’une très grande intensité. Le style d’écriture est remarquable, en particulier pour certaines phrases très longues, les dialogues indirects et la segmentation de l’histoire en de courts épisodes. Les nombreux commentaires du narrateur, tant sur les personnages que sur les événements, amplifient l’atmosphère singulière du récit.

Référence

Michaud, Andrée A. – Proies. – Montréal : Québec Amérique, 2025 © 2022. – 374 p. – (Collection qa). – ISBN 978-2-7644-5520-3. – [Citation : p. 12]. – Prix Moussa Konaté du polar francophone et Prix Rivages des libraires.

Image

Paysage laurentien © Claude Trudel, Le monde en images, CCDMD.

14 février 2026

Fougères et plantes alliées


Un album affichant plus de 100 photos prises au Jardin botanique de Montréal, complété par un répertoire de ressources documentaires.

Ce livre numérique gratuit peut être téléchargé depuis ces plateformes :

Apple, Barnes & Noble, Fable, Fnac, Hugendubel, Indigo, Kobo, Smashwords, Thalia, Vivlio.

Présentation

Les photos affichées dans l’album Fougères et plantes alliées ont été prises au Jardin botanique de Montréal, dans la Serre des fougères, le Jardin du sous-bois et le Jardin des Premières-Nations. Elles donnent un aperçu de la diversité et de la richesse des collections végétales du Jardin botanique de Montréal.

Les espèces sélectionnées sont des Ptéridophytes : fougères et plantes alliées (lycopodes, prêles, sélaginelles). Ces plantes vasculaires ont la particularité de se reproduire par des spores.

Chaque espèce photographiée est ainsi identifiée : nom vernaculaire en français, nom vernaculaire en anglais, nom scientifique en latin (genre et épithète spécifique et, s’il y lieu, sous-espèce ou variété), nom scientifique de la famille botanique en latin. Les noms scientifiques sont écrits en italiques.

Les données sur les espèces proviennent des étiquettes du Jardin botanique de Montréal, sauf certains noms vernaculaires anglais. Des synonymes sont insérés entre crochets. Les noms scientifiques des familles sont uniformisés d’après la base de données Plants of the World Online.

Les espèces sélectionnées sont originaires de tous les continents, sauf de l’Antarctique. Les espèces indigènes au Québec sont spécifiées d’après la Base de données des plantes vasculaires du Canada.

L’album photos est complété par des références (bases de données, sites et livres botaniques), un index des familles botaniques et un index des noms latins. Les numéros indiqués dans les index correspondent à la numérotation des espèces affichées.

Ce livre peut être reproduit d’une façon identique à des fins éducatives non commerciales.

Image

Phégoptère du hêtre (Phegopteris connectilis, Aspleniaceae) © Claude Trudel

Article connexe

Albums botaniques

08 février 2026

L’île des âmes / Piergiorgio Pulixi


Une enquête d’Eva et Mara

«En Sardaigne, le silence est presque une religion. L’île est composée de distances infinies et de silences ancestraux qui ont quelque chose de sacré. […] Partout règne un silence pénétrant. L’homme ne cherche pas à dominer la nature, car il la craint. C’est une peur inscrite dans son sang, fille d’époques révolues.»

Prologue

«Des cinq policiers affectés à l’enquête sur le meurtre de Dolores Murgia, je suis la seule encore en vie. […] Il est de ma responsabilité de finir le travail, même si tout le monde semble avoir oublié Dolores et les autres filles.»

Le récit compte 130 chapitres regroupés sous trois parties : Le jour des Morts (1-55), Le vent et le destin (56-111), Terre mauvaise (112-130).

I – Le jour des Morts

Le chapitre initial est saisissant. Il se situe en Sardaigne, dans les montagnes de la Barbagia, plus précisément dans la vallée d’Aratu. L’épisode se déroule un soir de novembre, en 1961. Attiré par l’odeur de sang humain, un jeune chien quitte promptement son maître, un enfant qu’il vient de réveiller par son grognement. Le chien, puis l’enfant qui l’a rejoint découvrent le cadavre d’une femme dans une antique construction en pierres. Tout à coup, un géant masqué surgit des entrailles du temple. Il met le feu au cadavre, les flammes se répandant ensuite au maquis. L’enfant, accompagné de son chien, retourne dans son lit. Il continuera d’être tourmenté par la femme au masque bovin pour le restant de ses jours.

Le style d’écriture, la richesse du vocabulaire, les portraits notables des personnages et les descriptions minutieuses des lieux rendent bien compte de l’atmosphère lugubre et mystérieuse du récit. À titre d’exemple, citons les expressions relatives au géant : silhouette gigantesque, antique divinité forestière, dieu-animal, être à l’aspect humain, quoique cyclopéen, géant, ogre, démon.

Aux chapitres 2 à 5, des policiers entrent en scène.
Sardaigne méridionale, octobre 2016.
Questure [préfecture de police] de Cagliari, bureau de la section Homicides et violences aux personnes, nouvelle et expérimentale Unité des crimes non élucidés.
Moreno Barrali, inspecteur en chef de la police d’État.
Mara Rais, inspectrice en chef.
Giacomo Farci, commissaire en chef.
Eva Croce, enquêtrice spécialisée dans les sectes et meurtres rituels (de Milan, mutée en Sardaigne).
Les situations personnelles de ces personnages et leurs relations interpersonnelles sont présentées dans des contextes conflictuels.

Après avoir lu ces chapitres, le lecteur peut observer de nouveau la couverture du livre et comprendre l’à-propos d’un personnage masqué à tête de bœuf étendu par terre et des flamants roses au milieu d’un plan d’eau.

Les protagonistes, les lieux et l’ambiance sont révélés. Le récit se poursuit et les événements s’entrecroisent tout au long de cette première partie. La plupart des chapitres portent sur les introspections des personnages et, sous forme de dialogues, sur des informations relatives à l’époque nuragique. Seuls quelques chapitres concernent directement des meurtres, dont le dernier intitulé Sanctuaire nuragique de Santa Vittoria, Serri. Sans surprise, en lien avec le prologue : la découverte du cadavre de Dolores Murgia.

II – Le vent et le destin

Là, l’enquête policière surgit et les investigations sont menées à fond de train. Alors que la partie précédente avait un caractère sentimental et didactique, la deuxième partie du roman est assurément d’une vive intensité poignante. Les épisodes dramatiques et les bouleversements stupéfiants se multiplient, notamment des suicides suspects. Au cours du récit, la révélation d’un lien avec le meurtre rituel relaté au chapitre 1.

III – Terre mauvaise

Le dénouement de l’enquête policière est surprenant. Celui du récit en abyme, relaté tout au long du roman, en de nombreux chapitres, au cœur de la Barbagia supérieure, est confondant.

A una bida nche l’ant ispèrdida in sa nurra de su notte. Custa morte est creschende li lugore a sa luna. Abba non naschet si sàmbene non paschet. *

Épilogue

Les ultimes réflexions et décisions d’Eva Croce, en échos aux propos du prologue. La dernière conversation téléphonique avec sa collègue Mara Rais, préfigurant des retrouvailles.

Appréciation

Outre ses qualités littéraires, déjà soulignées, ce roman suscite la découverte de la Sardaigne, de ses villes, villages et paysages, mais aussi de la préhistoire et de l’histoire des Sardes.

Référence

Pulixi, Piergiorgio. – L’île des âmes. – Traduit de l’italien par Anatole Pons-Reumaux. – Paris : Éditions Gallmeister, 2022. – 557 p. – (Collection Totem, n° 214). – ISBN 978-2-35178-842-4. – [Citations : p. 23; 11, 12; 20 et 551]. – Bibliothèques de Montréal et BAnQ : PUL Pie il ; Pulixi P981i.

* Note

Cette prière est citée deux fois dans le roman :

Sous un lourd masque de bois, la voix caverneuse du géant récita une sorte de prière adressée aux astres : [texte de la prière, p. 20]. La traduction de la troisième phrase est ainsi formulée, p. 22 : «L’eau pour naître doit de sang se repaître…»

2° [texte de la prière récitée par Bastianu Ladu, p. 551], récita-t-il en levant les yeux vers le ciel noir de nuages.]

Traduction et interprétation par intelligence artificielle

Ce texte est rédigé en sarde, une langue romane parlée en Sardaigne. Il s’agit d’un extrait poétique ou lyrique au ton sombre et philosophique.

Voici une traduction et une explication de sa signification :

Traduction en français

«Une vie, ils l’ont perdue dans la noirceur de la nuit.
Cette mort fait grandir la lumière sur la lune.
L’eau ne naît pas si le sang ne nourrit pas.»

Signification et interprétation

Le texte utilise des métaphores fortes et contrastées (vie/mort, lumière/nuit, eau/sang) pour explorer des thèmes universels de sacrifice et de renaissance :

La perte tragique : La première phrase établit un événement tragique, la perte d’une vie dans l’obscurité.

La transformation de la mort : La deuxième phrase introduit un paradoxe : la mort n’est pas une fin absolue, mais une source d’énergie ou de lumière (elle «fait grandir la lumière sur la lune»).

Le cycle de la vie et du sacrifice : La dernière phrase conclut par une affirmation existentielle profonde : la pureté de la vie (l’eau) ne peut émerger sans la violence ou le sacrifice (le sang versé).

Le message général suggère qu’il y a un prix à payer pour l’existence, la croissance ou la rédemption, et que la tragédie et le sacrifice sont des éléments nécessaires du cycle de la vie.

Image

Rupestre M. Ortobene (Max.oppo, Commons Wikimedia, CC BY-SA 3.0) – Nuoro (Wikipedia, Wikipédia)

Sur la Toile

Sardaigne

Carte géographique de la Sardaigne (OpenStreetMap)
Portail de la Sardaigne

Préhistoire

La Sardaigne préhistorique (Jonathan Ozcelebi, Sources)
Découvrez la Sardaigne / La route des nuraghes (Petit Futé)
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Sites particuliers

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Nuraghe
Visite du Sanctuaire nuragique de Santa Vittoria (plan et photos)
Santa Vittoria di Serri : le début des fouilles
Tombes des géants

01 février 2026

Une histoire de la Rome antique


SPQR
Histoire de l’ancienne Rome

C’est une chose importante que la Rome antique. [...] Deux mille ans plus tard, elle continue de soutenir l’édifice de la politique et de la culture occidentales, de façonner ce que nous écrivons, notre vision du monde et la place que nous y occupons.

L’œuvre de l’historienne britannique Mary Beard couvre le premier millénaire de l’histoire romaine, de la fondation légendaire de Rome en 753 av. J.-C. à 212, alors que la citoyenneté romaine à part entière est décrétée pour tout habitant libre de l’empire.

Précédée par des cartes géographiques et suivie de compléments, son histoire de la Rome antique est ainsi agencée : prologue, récit en 12 chapitres, épilogue.

Les chapitres regroupent les trois périodes historiques de Rome : Royaume (II-III), République (I, IV-VIII), Empire (IX-XII). Les deux premières périodes sont relatées d’une façon chronologique, tandis que la troisième période fait l’objet d’une étude transversale. Plus d’une centaine d’illustrations accompagnent les exposés.

Les cartes : L’ancienne Rome et ses voisins, Le paysage de Rome, L’Italie romaine, La ville de Rome durant la période impériale (plan du Forum romain en annexe). Les compléments : Bibliographie, Remerciements, Crédits des illustrations, Index.

L’ouvrage bénéficie de la traduction exemplaire du texte anglais par Simon Duran.

Prologue

Mary Beard souligne l’importance de l’histoire de la Rome antique dès les premières lignes de son ouvrage citées ci-dessus. Elle illustre cette assertion par quelques exemples : l’assassinat de César comme modèle de tous les tyrannicides, l’organisation du territoire impérial romain, certaines conceptions de la liberté, de la citoyenneté et de l’impérialisme, une partie de notre vocabulaire politique, des adages et idiotismes, la popularité de l’Énéide de Virgile.

Le renouveau de l’historiographie de la Rome antique est ensuite abordé en soulignant la publication novatrice de l’Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain d’Edward Gibbon, ainsi que les récentes fouilles archéologiques et découvertes de nouveaux documents manuscrits.

L’autrice précise ainsi le but de son ouvrage : L’histoire de Rome continue de s’écrire, et n’a jamais cessé de s’écrire. […] En d’autres termes, l’histoire romaine est un travail toujours en cours. Ce livre représente ma contribution à ce vaste programme; il propose ma vision de l’importance du sujet. Elle précise que son livre s’intéresse plus spécifiquement à l’histoire de l’expansion et aux raisons de la longévité de la Rome antique. Cette approche personnelle est reprise et développée dans l’épilogue.

La signification du sigle SPQR, dont l’origine remonte au temps de Cicéron : Senatus Populusque Romanus, soit en français le Sénat et le peuple romain.

Récit

Le chapitre liminaire porte sur un moment aussi crucial que dramatique qui se déroule à la fin de la période républicaine : la conjuration de Catilina, en 63 av. J.-C., dont un épisode est figuré ci-dessus par le peintre Cesare Maccari.

Intitulé L’heure de gloire de Cicéron, ce chapitre saisissant est typique de la démarche historique, méthodologique et didactique de Mary Beard. Comme les chapitres suivants, il compte plusieurs sous-titres : SPQR, 63 av. J.-C.; Cicéron contre Catilina; Au Sénat; Triomphe – et humiliation; Chroniquer les événements; Une autre version de l’histoire; Notre Catilina ? Huit illustrations accompagnent l’exposé.

Pourquoi Mary Beard commence-t-elle son histoire de la Rome antique par cet événement, plutôt que de relater d’abord l’origine de Rome ? Qui sont les protagonistes et quels sont les groupes en présence ? Quel est le moment décisif de l’histoire ? Comment évaluer la victoire de Cicéron et la fin de Catilina ? Quelles sont les sources documentaires du récit ? Peut-on formuler une autre interprétation de l’histoire ? Pourquoi cet événement est-il rappelé jusqu’à nos jours, tel un écho récurrent ? Ces questions sont formulées presque textuellement par l’historienne. Ses réponses sont éloquentes.

À titre d’exemple, citons ce passage sur l’actualité du sujet de ce chapitre : La ferme réaction de Cicéron – débouchant sur des exécutions sommaires – illustrait dans sa forme la plus brutale une problématique qui continue, encore aujourd’hui, de nous troubler. Est-il légitime d’éliminer des « terroristes » en s’affranchissant du cadre légal ? Jusqu’où peut-on aller dans le sacrifice des libertés publiques au nom de la sécurité nationale ?

Ce chapitre initial annonce la période impériale et introduit la période royale. À cet égard, il reflète bien les transitions remarquables d’un chapitre à l’autre que présente Mary Beard. L’analyse critique des sources documentaires est aussi exemplaire, tant pour les écrits anciens que pour les découvertes archéologiques.

Les chapitres suivants :

Période royale : Au commencement, Les rois de Rome
Période républicaine : Le grand bond en avant, Un monde plus vaste, De nouvelles politiques, De l’empire aux empereurs, Le front intérieur
Période impériale : Les métamorphoses d’Auguste, Quatorze empereurs, Possédants et démunis, Rome hors de Rome.

Ces chapitres décrivent les rouages des institutions à travers le temps. Par ailleurs, les chapitres Le front intérieur et Possédants et démunis, ainsi que des passages d’autres chapitres, portent sur la société, les classes sociales et la vie quotidienne à Rome, en Italie et dans l’Empire romain.

Épilogue

L’historienne conclut son ouvrage en deux temps : l’importance de l’an 212 et sa vision de l’histoire de la Rome antique.

L’importance de l’an 212 est soulignée sous deux aspects : les conséquences de la décision révolutionnaire de l’empereur Caracalla accordant la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’empire; la crise générale du IIIe siècle menant à l’effondrement du modèle augustinien. C’est un tournant dans l’histoire : Durant son second millénaire, Rome fut en fait un nouvel État dissimulé sous un ancien nom.

Mary Beard témoigne ensuite de son intérêt soutenu pour l’étude de la Rome antique: J’ai passé une bonne partie des cinquante dernières années de ma vie avec les « Romains du premier millénaire ». [1965-2015 / Ses recherches et ses réflexions sont donc contemporaines des nombreuses interventions militaires américaines sur plusieurs continents, dont les guerres du Vietnam et d’Irak.]

Sa conclusion : Il n’existe pas de modèle romain que nous pourrions simplement suivre. […] Mais je suis de plus en plus convaincue que nous avons une quantité immense de choses à apprendre – aussi bien sur nous-mêmes que sur notre passé – en nous confrontant à l’histoire des Romains, à leur poésie et à leur prose, à leurs controverses et leurs raisonnements.

Bibliographie

La bibliographie commentée est exhaustive (33 pages). La première section présente une bibliographie générale sur ces thèmes : littérature ancienne, textes des inscriptions et des papyrus; études historiques récentes, références générales (dictionnaires, cartographie, guide touristique). La seconde section présente des bibliographies particulières pour l’épilogue, chacun des chapitres et l’épilogue. Fait à noter : la bibliographie originale a été reformulée pour y introduire des références rédigées en français, grâce à l’aide de Beatrice Lietz.

Exemples d’ouvrages généraux cités dans la première section : Bibliotheca classica selecta (BCS) et Itinera electronica pour les textes latins; Hodoi Elektronikai pour les textes grecs; Centre for the Study of Ancient Documents (CSAD) pour l’épigraphie grecque et romaine; Orbis – The Stanford Geospatial Network Model of the Roman World pour la simulation d’itinéraires à travers le monde romain.

Appréciation

Une œuvre magistrale à tous points de vue !

Références

Livre

Beard, Mary. – SPQR. Histoire de l’ancienne Rome [Titre original : SPQR. A History of Ancient Rome © 2015]. – Traduit de l’anglais par Simon Duran. – Paris : Perrin, 2022 © 2016. – (Collection tempus, n° 864). – 724 p. – ISBN 978-2-262-09741-7. – [Citations : p. 13, 15, 24, 657, 661, 662]. – Bibliothèques de Montréal et BAnQ : 937 BEA ; 937 B3684s 2016.

Autrice

Mary Beard (Wikipédia / Wikipedia)

Image

Conjuration de Catilina (Cesare Maccari, 1889, Wikimedia Commons)

Le tableau est reproduit et légendé aux pages 34-35. Il est commenté aux pages 33-39. Par ailleurs, le sujet du tableau fait l’objet du chapitre initial intitulé L’heure de gloire de Cicéron (p. 21-62).

Critiques

S.P.Q.R. : Histoire de l'ancienne Rome (Babielo)

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