Les vikings
Le livre de Pierre Baudui sur Les vikings compte six chapitres encadrés par une introduction et une conclusion. Il est complété par une bibliographie. L’exposé, comme dans les autres volumes de l’encyclopédie Que sais-je?, est très dense.
L’Introduction porte sur l’étymologie de viking, la chronologie de l’âge viking, les sources écrites, les fouilles archéologiques et les différentes approches disciplinaires de la période viking.
Les deux premiers chapitres se caractérisent par leur approche structurale : la société, d’une part, et les marins, marchands et guerriers, d’autre part. Carte 1 – La Scandinavie, VIIe-Xe siècle (p. 9).
Le premier chapitre, intitulé Des sociétés en mouvement, présente la géographie physique et humaine (démographie) de la Scandinavie, les activités économiques (agriculture, élevage, commerce), les premiers centres urbains, l’ordre social hiérarchisé (esclaves, hommes libres, aristocratie), l’émergence des royaumes scandinaves, les croyances et valeurs des Scandinaves.
Le deuxième chapitre, intitulé Marins, marchands et guerriers, présente les navires marchands et guerriers, le monde de la navigation et les traits spécifiques aux marchands et guerriers. Une synthèse critique sur les origines du phénomène viking récapitule ces deux premiers chapitres.
Les trois suivants se caractérisent par leur approche chronologie en fonction de trois aires géographiques : Europe occidentale, Atlantique nord, Europe orientale.
Le troisième chapitre, portant sur l’Europe du Nord-Ouest, comprend deux parties : les raids et l’implantation des Scandinaves, en deux vagues, puis l’étude des impacts des établissements scandinaves en Normandie, en Angleterre, en Écosse et en Irlande. Carte 2 – L’expansion viking en Occident (p. 51).
Le quatrième chapitre décrit les circonstances favorables à l’exploration et la colonisation des terres de l’Atlantique nord (progrès de la construction navale et de la navigation, motivations des colons), et les sources documentaires sur ces régions. Dans un deuxième temps, les colonisations spécifiques à ces régions sont relatées : Féroé, Islande, Groenland et Vinland. Plusieurs passages ont trait à l’historiographie de ces colonies. Carte 3 – La découverte et la colonisation des terres de l’Atlantique nord (p. 76).
Le cinquième chapitre porte sur Les routes de l’Orient : étymologie Rhos / Rus’, le contexte différent de celui de l’Europe occidentale, les anciennes relations entre les peuples des rives de la Baltique, l’expansion scandinave en Europe orientale et le commerce oriental (y compris avec le Moyen-Orient et l’Asie centrale), la naissance de la Rus’ (controverses sur la formation de l’État russe depuis le 18e siècle). Carte 4 – L’Europe orientale, IXe-Xe siècle (p. 96).
Le sixième chapitre porte sur La fin de l’âge viking qui coïncide avec la centralisation monarchique et la conversion des pays scandinaves au christianisme.
La Conclusion souligne quelques conséquences majeures de l’expansion viking : les migrations en marge de l’écoumène européen, les échanges commerciaux, la rencontre des cultures et la construction d’identités en Scandinavie. Par ailleurs, l’auteur analyse la fascination actuelle envers l’épopée viking, en concluant avec cette mise en garde : «[…] la figure des vikings peut être détournée à des fins idéologiques pour nourrir des discours ou servir des projets politiques.»
Les références de la Bibliographie indicative sont ainsi regroupées : Pour une vue d’ensemble, Les peuples scandinaves et leur expansion, Sur des points plus précis, Par zones géographiques.
Référence
Baudui, Pierre. – Les vikings. – Quatrième édition mise à jour. – Paris : Presses universitaires de France (PUF) / Humensis, 2024. – 128 p. – (Collection Que sais-je?, n° 1188). – ISBN 978-2-7154-2880-5. – [Citation : p. 122]. – [Le mot viking au singulier ou au pluriel est écrit sans majuscule initiale dans ce livre.] – BAnQ : 948.022 B343v 2024.
Image
Vue de L’Anse aux Meadows (Gordon Leggett, 27 août 2022, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0) – La découverte et l’exploration du Vinland sont décrites aux pages 85-86 du livre de Pierre Baudui.
