14 septembre 2018

Les chasseurs de plantes


Carolyn Fry nous convie à découvrir les aventures des grands explorateurs botaniques depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours:

The variety of species and cultivars we now take for granted is thanks to the exploits of numerous plant-collecting and horticultural pioneers. In the days before mass transport and commercialisation, explorers risked their lives to obtain specimens from remote lands, nations fought wars over supplies, and empires expanded and contracted on the strength of trade in plant-based commodities.

Les exposés sont aussi instructifs que captivants. Ils sont accompagnés de nombreuses et remarquables illustrations et photos. Le tout dans une mise en page exemplaire.

Les deux premiers chapitres nous introduisent aux explorations botaniques au cours de l’Antiquité et du Moyen-Âge. Quelques temps forts sont soulignés, dont l’expédition au Pays de Pount menée par Hatchepsout (1508-1457), reine et pharaon d’Égypte (1479-1457), Théophraste (372-287) et les expéditions d’Alexandre le Grand, l’introduction de nouvelles plantes lors des conquêtes romaines et, à partir du 8e siècle, les nouvelles plantes acquises au sein des empires islamiques.

Les chapitres suivants sont consacrés aux débuts de l’Époque moderne: la recherche des précieuses épices orientales par les puissances européennes, la naissance des premiers jardins botaniques et leur évolution, et la fameuse tulipamanie. Dans ce contexte historique, deux personnages sont mis en évidence: Nicholas Culpeper (1616-1654) et Charles de L’Écluse (1526-1609).

La série de chapitre sur le Siècle des Lumières débute par la transformation et le développement des jardins botaniques européens, centrés désormais sur les plantes exotiques plutôt que sur les plantes médicales. Les contributions de plusieurs explorateurs sont soulignées, dont Jean-François de La Pérouse (1741-1788), André Thoüin (1747-1824) et Francisco Hernandez (1515-1578). Par ailleurs, plusieurs jardins botaniques sont créés dans les colonies européennes. Le chapitre suivant est dédié à Carl von Linné (1707-1778), le célèbre initiateur du système binominal des plantes.

L’œuvre remarquable de Joseph Banks (1743-1820) est mise en évidence dans les chapitres 9 et 12. Les chapitres suivants présentent les grands explorateurs de l’Amérique latine, dont Charles Marie de La Condamine (1701-1774), Alexander von Humboldt (1769-1859), Aimé Bonpland (1773-1858), Richard Spruce (1817-1893), Francis Masson (1741-1805) et Carl Peter Thunberg (1743-1828). Deux chasseurs de plantes en Amérique du Nord sont ensuite mis en vedette, Meriwether Lewis (1774-1809) et David Douglas (1799-1834).

Les chapitres 14-21 sont surtout dédiés aux explorateurs de la flore asiatique. Bien souvent, l’attrait des plantes exotiques font place aux plantes économiques, comme par exemple la canne à sucre, l’opium, le thé, le caoutchouc et la vanille. Ce nouvel intérêt commercial a provoqué l’exploitation de plusieurs millions d’esclaves et de nombreuses guerres. Dans ce contexte impérialiste, l’auteure parle notamment des chasseurs de plantes Joseph Hooker (1817-1911), Ernest Henry Wilson (1876-1930), Pierre Poivre (1719-1786), Robert Fortune (1812-1880) et Benedic Roezl (1823-1885). Notons que l’explorateur scientifique Wilson, au service des Jardins botaniques royaux de Kew (Londres) et de l’Arboretum Arnold (Boston), a été inhumé au Cimetière Mont-Royal (Montréal).

Les derniers chapitres sont thématiques. Ils portent sur les illustrations et les illustrateurs botaniques, la protection de la biodiversité, le rôle des jardins botaniques, les chasseurs de plantes contemporains, les plantes invasives, la conservations des semences et l’impact des changements climatiques.

Le livre est complété par un index (noms et images) et les crédits iconographiques. Outre la mise en page exemplaire et les exposés captivants, ce livre est aussi merveilleux pour la qualité et la diversité des images: illustrations tirées de livres botaniques et d’herbiers, photographies, anciennes cartes géographiques, plans de jardins botaniques, portraits d’explorateurs, manuscrits tirés de carnets botaniques, objets, etc. Notons aussi que des encadrés biographiques et thématiques sont insérés dans chaque chapitre.

Un livre tout simplement admirable!

Référence

Fry, Carolyn. - The Plant Hunters. - Londres: Andre Deutsch Book / Royal Botanical Gardens Kew, 2017. - 160p. - ISBN 978-0-233-00516.4. - [Citation, Introduction, p. 6].

Image

Pivoine arbustive (Tree Peony), Paeonia suffruticosa, Paeoniaceae, Chine orientale, Jardin botanique de Montréal © Claude Trudel 2018 - Le monde en images / CCDMD

La collection de Claude Trudel compte plus de 3 600 photos prises au Jardin botanique de Montréal. Les photos originales ont une résolution de 2048 x 1152 pixels, mais elles sont aussi disponibles aux formats 320 x 180 pixels, 800 x 450 pixels, 1024 x 576 pixels et 1920 x 1080 pixels. Les photos peuvent être vues individuellement ou en diaporama. Elles peuvent aussi être envoyées au format carte postale virtuelle.

Articles connexes

À la découverte du Nord
Des chasseurs de plantes
Le transport maritime des plantes

07 septembre 2018

Atlas du Québec (1492 à nos jours)


L’Atlas du Québec compte trois parties: un répertoire de cartes numériques, un guide d’interprétation d’anciennes cartes géographiques et des descriptions de cartes exemplaires.

La première partie contient un répertoire de cartes et plans relatifs au Québec couvrant cinq siècles: le régime français, le régime anglais et la fédération canadienne.

La deuxième partie est destinée plus particulièrement aux étudiants pour l’interprétation d’anciennes cartes géographiques. L’observation globale de la carte, l’analyse de ses éléments et l’élaboration d’une synthèse constituent les trois étapes de l’interprétation d’une carte. Ainsi, les cartes contenues dans cette partie sont regroupées sous les thèmes Types de cartes, Grille d’analyse et Synthèse.

La troisième partie présente les descriptions de cinq cartes exemplaires: Nouvelle-France (Gastaldi, 1556), Amérique du Nord (Franquelin, 1688), Amérique (Danet, 1731), Pistes cyclables à Montréal (Anonyme, 1897), Atlas de Montréal (Pinsoneault, 1907).

Table des matières

Introduction

A - Cartes numériques

1. – Présentation
2. – Répertoire
2.1 – Régime français
2.1.1 – Découvertes (1492-1608)
2.1.2 – Compagnies (1608-1663)
2.1.3 – Colonie royale (1663-1763)
2.2 – Régime anglais
2.2.1 – Province de Québec (1763-1791)
2.2.2 – Bas-Canada (1791-1840)
2.2.3 – Canada-Est (1840-1867)
2.3 – Fédération canadienne
2.3.1 – Territoire initial (1867-1898)
2.3.2 – Territoire contemporain (1898 à nos jours)

B - Guide d’interprétation

1. – Présentation
2. – Types de cartes
2.1. – Surfaces représentées
2.2. – Sujets
2.3. – Époques
2.4. – Auteurs
2.5. – Supports
3. – Grille d’analyse
3.1. – Éléments généraux
3.2. – Éléments administratifs
3.3. – Éléments humains
3.4. – Éléments naturels
4. – Synthèse
4.1. – Carte d’une région
4.2. – Plan d’une ville
4.3. – Exercices
5. – Liste des cartes
6. – Lexique
7. – Bibliographie
8. – Index des auteurs

C - Descriptions

1 – Présentation
2 – Cartes exemplaires
2.1 – Nouvelle-France (1556)
2.2 – Amérique du Nord (1688)
2.3 – Amérique (1731)
2.4 – Pistes cyclables à Montréal (1897)
2.5 – Atlas de Montréal (1907)

Auteur

Référence

Atlas du Québec / Nouvelle édition revue et augmentée / Livre numérique gratuit.

Image

1688 - Carte de l'Amerique Septentrionnale : depuis le 25, jusqu'au 65⁰ deg. de latt. & environ 140, & 235 deg. de longitude (Jean-Baptiste-Louis Franquelin) - Library of Congress (LoC)

31 août 2018

Portail des jeunes


À l’occasion de la rentrée scolaire, le Portail des jeunes a été revu et mis à jour. Tous les liens ont été vérifiés un à un.

Bonne exploration !

SOMMAIRE

Généralités

Bibliothèques
Dictionnaires
Encyclopédies générales
Banques d’images
Devoirs et travaux scolaires

Langues

Français
Anglais
Espagnol

Arts et musique

Art
Musique

Éducation physique et sports

Éthique et culture religieuse

Sciences humaines

Histoire (biographies, chronologies, sites thématiques)
Géographie
Cartographie
Éducation à la citoyenneté

Sciences et mathématiques

Actualités
Astronomie
Biologie
Chimie
Environnement
Génie
Géologie
Mathématiques
Physique
Santé et médecine
Sciences naturelles

Remarques

Sources
Recherche
Prudence et vigilance
Droits d'auteur

Image

Belvédère Léo-Ayotte (Parc La Fontaine) - Photo © Claude Trudel, Le monde en images, CCDMD.

Référence

Portail des jeunes (Formatic 2000)

24 août 2018

Outils pour interpréter des textes


Sous la coordination de Jean-Christophe Pellat, les Éditions Magnard viennent de publier un nouveau livre de référence Le Grevisse de l’enseignant. L’analyse des textes. Dans, l’Avant-propos, les auteurs présentent ainsi leur approche stylistique des textes littéraires:

Un texte est un objet de langage. L’écrivain choisit ses mots, les assemble en phrases selon son dessein et son esthétique propres. Le lecteur construit son interprétation à partir des indices, des pistes que lui fournit le texte. Mais pour atteindre l’œuvre en elle-même, une critique immanente est indispensable, qui s’attache au texte.

L’ouvrage compte trois parties: les types de textes et genres littéraires, les faits de langage et les études de textes. Les deux premières parties présentent des outils d’analyse, tandis que la troisième contient cinquante études de textes.

La première partie présente les types de textes: le type narratif, le type descriptif, le type argumentatif et l’hétérogénéité textuelle (le cas du récit). Trois genres littéraires sont ensuite décrits: la poésie, le théâtre et le roman. Ces derniers exposés sont respectivement complétés par une fresque historique et une bibliographie.

La deuxième partie porte sur quatre facettes des faits de langue: les variations de la langue, le lexique et la grammaire de phrase, le texte et les discours, les procédés rhétoriques.

Les notions expliquées dans ces deux parties sont illustrées par de nombreux exemples.

La troisième partie regroupe sous cinq thèmes les cinquante études de textes: les sources antiques, la poésie, le théâtre, le roman et les genres de l’argumentation.

Comme dans l’ensemble du livre, la mise en page de cette partie est exemplaire. Chaque texte est ainsi présenté et analysé:

- introduction au texte
- texte (notions soulignées en différentes couleurs)
- référence bibliographique

- encadré sur le thème et la perspective d’étude
- découverte du texte
- fonctionnement des outils d’analyse
- interprétation du texte
- perspectives pédagogiques (niveau d’étude, propositions, prolongements possibles).

L’ouvrage est complété par des annexes: les principaux courants littéraires, un glossaire et un index alphabétique des notions. Par ailleurs, les rabats de la couverture dévoilent un guide d’utilisation du livre, une bibliographie de la critique littéraire et un index des auteurs.

Les enseignantes et les enseignants sauront apprécier ce nouveau guide didactique, tant pour son contenu pratique que pour sa présentation graphique.

Référence

Pellat, Jean-Christophe, dir. - Le Grevisse de l’enseignant. L’analyse des textes. - Paris: Magnard, 2017. - 368p. - (Langue française). - ISBN 978-2-210-10630-7. - [Citation, Avant-propos, p. 9]. - Coop UQÀM / Librairie Jasmin.

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Étang de la Maison de l’arbre Frédéric-Back (Jardin botanique de Montréal) - Photo © Claude Trudel 2018, Le monde en images, CCDMD.

17 août 2018

Une histoire naturelle du Nouveau Monde


Generations of resident scientists and foreign visitors have been observing and studying the natural history of the New World for five hundred years. This book summarizes the results of that research as they apply to the formation of ecosystems over time in response to changes in geology and climate acting on evolutionary processes. […] This text is unique in its coverage of the New World as a single geographic unit.

Spécialiste en botanique et en géologie, Alan Graham est conservateur au renommé Jardin botanique du Missouri (MBG). Dans son ouvrage intitulé A Natural History of the New World, il présente l’évolution des écosystèmes américains au cours des derniers 100 millions d’années. C’est la somme de cinquante années d’expérience.

Dédicace, épigraphe, sommaire, préface et liste des abréviations précèdent les dix chapitres du livre. Celui-ci est complété par un épilogue et un index. L’ouvrage est abondamment illustré par des photos, des cartes, des tableaux et des graphiques. Un tableau de l’échelle des temps géologiques figure au verso du feuillet de titre. Des références bibliographiques suivent la préface et chacun des chapitres.

Références

Graham, Alan. - A Natural History of the New World. The Ecology and Evolution of Plants in the Americas. - Chicago: The University of Chicago Press, 2011. - xvi, 387p. - ISBN 978-0-226-30680-3. - [Citation, Preface, p. ix-x et xii]. - Bibliothèque du Jardin botanique de Montréal: 0205.1 G7.1.

Alan Graham (Bio-bibliographie) (MBG)

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Aechméa, Aechmea melinonii, Bromeliaceae, Guyanes et Brésil septentrional, Jardin botanique de Montréal. - Photo © Claude Trudel 2018.

Sur la Toile

Familles de plantes en photos (Livre numérique gratuit)
Flore du Jardin botanique de Montréal (Plus de 3 500 photos)
Missouri Botanical Garden (MBG)
Plant Families in Pictures (Livre numérique gratuit)

10 août 2018

Les trous noirs / À la poursuite de l’invisible


Si les trous noirs comptent parmi les objets les plus emblématiques de l’astronomie, ils le doivent avant toute chose à leur nom, terriblement évocateur, et à l’intrigante étrangeté qui s’en dégage. […] Ce sont des objets auxquels rien ni personne ne peut échapper si on les approche de trop près, une situation qui vaut pour la matière mais aussi pour la lumière.

Le volume du chercheur et astrophysicien Alain Riazuelo est fascinant. Rédigé dans un style clair et dynamique, il présente d’abord la découverte et l’observation des trous noirs comme une longue aventure intellectuelle. Ensuite, il s’attarde à décrire les différents types de trous noirs.

La partie liminaire contient la table des matière détaillée, la préface de l’astrophysicien Robert Lehoucq, l’introduction de l’auteur, un encadré sur les notations astronomiques et la présentation de la vidéo Voyage au cœur d’un trou noir.

Le corps de l’ouvrage est constitué de onze chapitres. Les notions fondamentales sont abordées dans les premiers chapitres, telles la gravitation, la relativité restreinte, la relativité générale et la mécanique quantique. Les chapitres suivants portent plus spécifiquement sur les trous noirs stellaires et supermassifs.

Un livre didactique bien illustré s’adressant aux personnes ayant un minimum de connaissance en physique. Il séduira aussi bien les étudiants en sciences que les amateurs d’astronomie et d’astrophysique.

Le livre est complété par un index, mais il ne contient pas de bibliographie.

Références

Riazuelo, Alain. - Les trous noirs. À la poursuite de l’invisible. - Préface de Roland Lehoucq. - Paris: Vuibert, 2016. - xiv, 192p. - ISBN 978-2-3114-0314-5. - [Citation liminaire, Introduction, p. IX]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 523.8875 R481t 2016.

Complément vidéo

Voyage au cœur d’un trou noir (Science & Avenir / vidéo, 38 min)

Les trous noirs sont des objets suffisamment complexes pour que l'écrit soit le meilleur moyen de les présenter. Cependant, du fait qu'ils sont le siège de nombreux effets gravitationnels déroutants, ceux-ci sont plus facilement et plus naturellement appréhendé s par des simulations numériques. Partant de ce constat, j'avais réalisé grâce à un financement du magazine scientifique Science et Avenir un documentaire de 38 minutes sur le sujet. Ce documentaire, vendu avec le numéro d'avril 2008 est depuis épuisé, aussi le magazine a-t-il décidé de le mettre gratuitement en ligne. Il offre un complément intéressant à la lecture du livre.

Image

Image simulée d’un trou noir stellaire (Alain r, 8 septembre 2006) (Wikimedia Commons)

Image simulée d’un trou noir stellaire situé à quelques dizaines de kilomètres d’un observateur et dont l’image se dessine sur la voûte céleste dans la direction du Grand Nuage de Magellan. L’image de celui-ci apparaît dédoublée sous la forme de deux arcs de cercle, en raison de l’effet de lentille gravitationnelle fort. La Voie lactée qui apparaît en haut de l’image est également fortement distordue, au point que certaines constellations sont difficiles à reconnaître, comme par exemple la Croix du Sud (au niveau de l’étoile orange lumineuse, Gacrux, en haut à gauche de l’image) dont la forme de croix caractéristique est méconnaissable. Une étoile relativement peu lumineuse (HD 49359, magnitude apparente 7,5) est située presque exactement derrière le trou noir. Elle apparaît ainsi sous la forme d’une image double, dont la luminosité apparente est extraordinairement amplifiée, d’un facteur d’environ 4 500, pour atteindre une magnitude apparente de -1,7. Les deux images de cette étoile, ainsi que les deux images du Grand Nuage sont situées sur une zone circulaire entourant le trou noir, appelée anneau d’Einstein.

Une image similaire est affichée sur la page couverture du livre d’Alain Riazuelo. Par ailleurs, un grand nombre d’illustrations reproduites dans le livre proviennent de Wikimedia Commons et de la NASA.

Articles connexes

L’Univers vu par Hubble
Le côté obscur de l’Univers
Le cosmos de Chandra
Une histoire des découvertes scientifiques

03 août 2018

Créer un diaporama avec PhotoScape

La création d’un diaporama de photos avec le gratuiciel PhotoScape est facile et rapide. Comme premier essai, pour vous familiariser avec la procédure, vous pouvez créer un diaporama avec seulement trois photos (exemple): Fleurs printanières.


Afficher le tableau de bord

A - Télécharger le traitement d’image PhotoScape (pour Windows) ou PhotoScape (pour Apple)

B - sur la page d’accueil, cliquer sur l’icône GIF Animé pour afficher le tableau de bord:


Le tableau de bord est constitué de trois zones:
- en haut: PhotoScape et Barre des menus du gratuiciel
- au milieu: espace de travail pour créer un diaporama
- en bas: Barre des menus des dossiers et photos.

Dans ce procédurier, seule la zone de l’espace de travail est utilisée. L’espace de travail est constitué de trois colonnes portant respectivement sur les photos, le diaporama et les paramètres:
- photos à gauche: (1) photos à sélectionner, (2) photos sélectionnées
- diaporama au centre: (3) vignettes des photos sélectionnées, (4) diaporama des photos (animation)
- paramètres à droite: (5) actions sur le diaporama, (6) durée du diaporama, (7) taille des photos, (8) dimension des photos.

Cette numérotation des huit parties de l’espace de travail est reprise dans la suite des explications.

Créer un diaporama

C - sur la page du tableau de bord, en haut de la colonne de gauche, sélectionner le dossier où sont rangées les photos devant être intégrées au diaporama (1); les photos sélectionnées s’affichent automatiquement dans le bas de la colonne de gauche (2)

D - sélectionner les photos affichées dans le bas de la colonne de gauche (2): une à une, un groupe de photos ou toutes les photos

E - avec la souris, glisser les photos sélectionnées (une à une, un groupe de photos ou toutes les photos) dans le grand espace central intitulé Déposer vos photos ici (4)

F - les vignettes des photos déplacées s’affichent automatiquement dans la bande supérieure centrale (3) et le diaporama se déroule automatiquement dans le grand espace central (4); pour retirer une photo du diaporama, il suffit de supprimer sa vignette dans la bande supérieure centrale (3)

G - configurer les paramètres du diaporama dans la colonne de droite: Changer la durée (6), Taille de la première photo (7), Dimension (8)

H - cliquer sur le bouton Aperçu pour vérifier l’affichage désiré du diaporama (5), puis cliquer sur le bouton Oui dans la mini fenêtre: le diaporama s’affiche automatiquement dans une autre fenêtre

I - fermer la fenêtre de l’aperçu, effectuer des modifications aux paramètres s’il y a lieu (6, 7, 8), puis cliquer sur le bouton Enregistrer (5)

J - cliquer sur le bouton Oui dans la mini fenêtre, saisir le titre du diaporama, sélectionner le dossier où sera rangé le diaporama, cliquer sur le bouton Enregistrer

K - pour afficher le diaporama sauvegardé, simplement cliquer sur le fichier du diaporama; pour envoyer le diaporama par courriel, simplement ajouter le fichier du diaporama en document attaché.

Le menu Aide de PhotoScape explique toutes les modalités d’utilisation de ce traitement d’image. Alors que l’interface du gratuiciel est disponible en français, les ressources de l’Aide sont en anglais.

Diaporama

Le diaporama Fleurs printanières a été créé sous Windows, avec ces paramètres: Durée 180, Taille 800 x 450, Rapport 100%, Dimension image entière, Alignement centré.

Les photos du diaporama proviennent de la Collection de Claude Trudel, Le monde en images, CCDMD:

- Pivoine de Chine, Paeonia lactiflora ‘Blitz Tort’, Paeoniaceae
- Hémérocalle, Hemerocallis 'Strawberry Candy', Liliaceae
- Grand iris barbu, Iris ‘Proud Tradition’, Iridaceae.

27 juillet 2018

Cosmos / Découvrir l’espace en infographies


Le livre de Stuart Lowe et Chris North présente plus de 100 infographies pour comprendre les mystère de l’Univers. Cette approche graphique originale est décrite dans l’introduction. L’ouvrage compte neuf chapitres portant sur autant de thèmes. D’une façon générale, les données visuelles sont à l’échelle.

J’ai particulièrement aimé les infographies suivantes:

1 / Exploration spatiale
Voyage sur la Lune
Missions interplanétaires

2 / Système solaire
Structure des planètes et des lunes
Atmosphères des planètes
Emplacement des astéroïdes
Chronologie du système solaire

3 / Télescopes
Télescopes optiques
Fenêtres atmosphériques
Radiotélescopes toujours plus grands

4 / Soleil
Spectre solaire

5 / Étoiles
Orion en 3D
Étoiles géantes
Étoiles naines
Classification des étoiles
Luminosité et couleur
Cycle de vie des étoiles
Supernovæ
Pulsars

6 / Galaxies
La Voie lactée
Polarisation de la Galaxie
Structure de la Voie lactée
Galaxies les plus proches

7 / Cosmologie
Modélisations de l’Univers
Échelle des distances cosmologiques
Évolution de l’Univers

8 / Autres mondes
À la recherche des exoplanètes
Systèmes planétaires

9 / Divers
Effets de la relativité
Images du jour
Densité
Les briques de l’Univers
Catalogue de Messier
Nouveau catalogue général

Le livre est complété par les sources, notes et remerciements.

Référence

Lowe, Stuart; North, Chris. - Cosmos. Découvrir l’espace en infographies. - Traduit de l’anglais par Valentine Morizot. - Paris: Éditions Vigot, 2016. - 224p. - ISBN 987-2-7114-2403-3. - BAnQ: 500 L.

Image

Stellar Evolution (Infographics, JPL/NASA) - L’infographie en français sur le cycle de vie des étoiles est différente dans Cosmos.

20 juillet 2018

Regards sur les masques africains


Après avoir visité l’exposition en cours D’Afrique aux Amériques: Picasso en face à face, d’hier à aujourd’hui, au Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM), Jocelyne Gagné a publié un livre numérique fort intéressant: Regards sur les masques africains.

Dans l’introduction, l’auteure présente le contexte historique de l’engouement envers l’art africain dans le monde occidental. Les parties suivantes soulignent les différentes facettes des masques africains.

Trois aspects particuliers des masques africains sont expliqués: l’esprit incarné par le danseur, la symbiose culturelle avec la société, les origines géographiques de la production des masques tribaux.

Deux particularités des masques africains sont détaillées: les événements communautaires donnant lieu à l’utilisation cérémonielle des masques, les différents types d’esprits invoqués lors de ces célébrations.

Les formes de base des masques sont variées et présentes chez les différentes ethnies: masque facial, masque-heaume, masque-casque, masque frontal, cimier, masque-épaule et masque miniature. Les descriptions de ces formes sont illustrées par des photos de masques originaux.

Les divers matériaux employés pour la fabrication et l’ornementation des masques sont précisés, notamment le bois. Les outils utilisés par les artisans sont également spécifiés.

Dans sa conclusion, Jocelyne Gagné rappelle la richesse des masques africains tout en invitant les lectrices et lecteurs à consulter une sélection de références bibliographiques sur le sujet.

Une notice biographique complète l’ouvrage.

Le contenu documentaire et le style d’écriture de l’auteure rendent la lecture de cette synthèse sur les masques africains aussi plaisante qu’instructive.

Références

Regards sur les masques africains (Smashwords) - Ce livre numérique gratuit est aussi offert par Bibliothèque et Archives nationale du Québec (BAnQ) et dans les boutiques en ligne Barnes & Noble, iTunes (Apple) et Kobo.

D’Afrique aux Amériques: Picasso en face à face, d’hier à aujourd’hui (Exposition au Musée des Beaux-Arts de Montréal) (MBAM)

Image

Dessin personnel affiché sur la couverture du livre Regards sur les masques africains © Jocelyne Gagné 2018

13 juillet 2018

Plaidoyer pour l’arbre / Francis Hallé


Il est temps de reconnaître que l’arbre n’est l’apanage de personne, qu’il mérite d’être reconnu comme un patrimoine commun à toute l’humanité, dont la connaissance doit être collective.

C’est dans cette perspective que le célèbre botaniste français a rédigé son livre grand public sur l’arbre, fort de son expérience sous les tropiques. La suite de son avant-propos porte sur les diverses perceptions de l’arbre et les limitations inhérentes au vocabulaire botanique.

L’ouvrage est divisé en trois parties: Structures et fonctions, Portraits d’arbres, L’arbre notre compagnon. Il est complété par une conclusion, un portfolio, un cahier des charges, une bibliographie, un glossaire et un index.

1. - Structures et fonctions

La première partie commence par une question toute simple, voire triviale: «Peut-on définir l’arbre?» Et pourtant la réponse à cette interrogation est plutôt complexe. Franci Hallé aborde le sujet sous les angles positif et négatif, en discourant sur plusieurs attributs (présents ou non) de l’arbre: la hauteur, la verticalité, le tronc rigide, les branches et la longévité. Après cette rétrospective, l’auteur formule sa définition du mot arbre.

Le deuxième volet est consacré à l’arborescence en comparant la première et la dernière formes des plantes: herbes, buissons, arbrisseaux, arbustes, lianes et arbres. Hallé compare les herbes aux plantes en fonction de leurs noms communs et de leurs latitudes. Il en dégage un énoncé biogéographique: «dans une famille végétale cosmopolite, la plupart des arbres vivent entre les tropiques (0°-23°), tandis que la plupart des herbes habitent les régions tempérées (24°-60°) ou froides (60°-80°).» Il termine cette facette de son exposé en dénonçant le biais inféré par les naturalistes et botanistes originaires des régions tempérées.

Le troisième chapitre est plus long et beaucoup plus technique. Il porte sur l’architecture de l’arbre, de la colonie-arbre. L’auteur présente les vingt-deux modèles architecturaux actuellement confirmés. Il poursuit en expliquant d’une façon exhaustive le phénomène-clé de la réitération sous plusieurs angles: la nature du phénomène, les racines des unités réitérées (UR), l’inclinaison de l’axe porteur, l’hypothèse du bois racinaire, le contraste entre le bois jeune et le bois adulte. Le caractère coloniaire de l’arbre est ensuite détaillé dans un contexte où foisonnent observations et hypothèses: compétition et collaboration, existence illimitée. Ce dernier point donne lieu à des explications sur le gigantisme, le marcottage et la souche (lignotuber, plaque basale, chichis, drageon, génome) de certains arbres. Le chapitre se termine par des considérations bio-philosophiques, compte tenu de génotypes distincts dans un même arbre.

Le quatrième chapitre s’attarde à trois types de records: l’ampleur des surfaces d’échange, la vitesse de croissance et les dimensions des feuilles de l’arbre. L’auteur passe en revue un certain nombre d’arbres pour en sélectionner finalement un ou quelques-uns selon l’aspect envisagé. À titre d’exemple, la feuille gigantesque du Raphia royal de Beccari (Raphia regalis): la plus grande feuille de ce palmier mesure 25,11 mètres de longueur et 4,90 mètres de largeurs; son poids est estimé à plus de 100 kilos.

Le chapitre suivant traite d’un phénomène étonnant chez les arbres à cambium, celui de l’enveloppement d’organismes vivants (branches), d’objets inertes (poutres métalliques, roches), de racines et de souches. Plusieurs schémas illustrent ces différentes modalités associatives. Auparavant, l’auteur avait distingué les trois parties concentriques d’un tronc: 1° bois mort au centre, 2° tissus vivants (aubier ou bois vivant, cambium et liber), 3° tissu mort (liège).

Le dernier chapitre de cette partie initiale porte sur la croissance en hélice, rare chez les feuillus et plus répandue chez les résineux. Dans le premier cas, l’auteur évoque les hypothèses explicatives formulées par Claus Mattherck et Hans Kübler. Dans le second cas, comme d’ailleurs dans le premier, les véritables causes de la croissance en hélice de certains arbres restent inconnues.

2. - Portraits d’arbres

Cette partie compte cinq chapitres respectivement dédiés à cinq arbres remarquables: Ombú ou Arbre au trottoir (Phytolacca dioica), Durian (Durian zibethinus), Eucalyptus (dont Eucalyptus vernicosa), Hévéa ou Arbre à caoutchouc (Hevea brasiliensis), Arbres épiphytes (dont Ficus carica). L’auteur décrit les caractéristiques de ces arbres, tout en racontant des anecdotes relatives à ses nombreux voyages d’exploration botanique. Tout en étant encyclopédiques, ces descriptions et relations sont captivantes et fascinantes.

3. - L’arbre notre compagnon

Le premier chapitre traite des phytopratiques traditionnelles ayant cours à l’extérieur de l’Europe. C’est ainsi qu’il présente une quinzaine de pratiques curieuses et méconnues de l’usage de plusieurs arbres sous des titres évocateurs. Voici quelques exemples: arbre-fontaine ou Garoé (Ocotea foetens) dans l’archipel des Canaries; l’arbre (Moringa oleifera) dont les graines purifient l’eau au Soudan; le Baobab (Andansonia) changé en citerne en Afrique de l’Est; la réserve d’eau pour le Cocotier (Cocos nucifera) au Sri Lanka; l’Érythrine (Erythrina) et le Durian (Durian zibethinus) en Indonésie; la croissance accrue avec des mottes de terre dans les aisselles du Palmier dattier (Phoenix sylvestris) au Bangladesh; les différentes techniques de macrobouturage pour une croissance rapide des arbres, dont celle appliquée au Narra (Pterocarpus indicus) aux Philippines; la protection des Agrumes par les fourmis Écophylles en Chine; les Jaques (Artocarpus heterophyllus) souterrains aux Philippines; les usages multiples du Bambou (Dendrocalamus); la manipulation du microclimat à des fins agricoles.

Le chapitre suivant rend hommage à Ernst Zürcher, professeur à l’École polytechnique de Zurich, pour ses recherches innovatrices sur l’influence de la Lune sur la croissance des arbres et les dates d’abattages des arbres, en plus de ses études sur l’impact des marées dans les arbres.

Le troisième chapitre porte sur des arbres utilisés pour la fabrique d’instruments de musique: violon, alto, violoncelle, piano; abrasson; nounout.

Le dernier chapitre a été écrit conjointement avec Denis Michel. C’est une synthèse sur l’évolution de l’Homme d’après les recherches en paléoanthropologie. Les auteurs retracent l’évolution humaine depuis ses lointaines origines, notamment depuis l’époque arboricole de nos ancêtres. Les relations entre ceux-ci et les arbres sont mises en évidence. Bien sûr, ce long chapitre évoque de multiples hypothèses explicatives sur les caractéristiques typiques de l’Homo sapiens.

Conclusion et compléments

La conclusion présente un florilèges de questions laissées en suspend et rappelle les raisons d’aimer les arbres. Ces réflexions sont suivies de compléments: portfolio (18 photos), cahier des charges, bibliographie, glossaire et index.

Référence

Hallé, Francis. - Plaidoyer pour l’arbre. - Paris: Actes Sud, 2005. - 213p. - ISBN 2-7427-57120-0. - [Citations, p. 11-27]. - Bibliothèque du Jardin botanique de Montréal: 0213.5 H3.1 / BAnQ: 582.16 H183p 2005.

Image

Cocotier (Coconut Palm), Cocos nucifera, Arecaceae, Jardin botanique de Montréal. - [Voir Une réserve d’eau pour le Cocotier, p. 121-122].

Photos © Claude Trudel 2018 / Le monde en images - CCDMD

Plusieurs autres photos d’arbres sont affichées dans cette collection comptant plus de 3 400 photos prises au Jardin botanique de Montréal. Les photos originales ont une résolution de 2048 x 1152 pixels, mais elles sont aussi disponibles aux formats 320 x 180 pixels, 800 x 450 pixels, 1024 x 576 pixels et 1920 x 1080 pixels. Les photos peuvent être vues individuellement ou en diaporama. Elles peuvent aussi être envoyées au format carte postale virtuelle.

Exposition

Francis Hallé: Carnets d’un botaniste (Jardin botanique de Montréal, du 15 juin au 31 octobre 2018)
Jardin botanique de Montréal (JBM)

06 juillet 2018

Publier avec Smashwords


C’est le temps des vacances, le temps de composer et de publier en toute liberté. Par exemple, aimeriez-vous publier votre roman, votre recueil de nouvelles, vos recettes, vos récits de voyage ou vos poèmes? Aimeriez-vous que votre livre numérique soit proposé sur les plus grandes boutiques en ligne?

La plateforme de publication et de diffusion Smashwords vous offre cette possibilité. Elle se distingue par sa gratuité, sa convivialité et sa notoriété. Depuis sa création en 2008, plus de 130 000 auteurs et éditeurs indépendants ont publié plus de 475 000 livres numériques sur cette plateforme. Bon nombre de ces publications sont en français.

Les livres publiés avec Smashwords doivent être rédigés avec le traitement de texte Microsoft Word ou un autre texteur permettant de sauvegarder les fichiers au format doc. Ceux-ci sont ensuite convertis automatiquement en plusieurs formats numériques, dont epub, mobi, pdf, lrf, pdb et txt. Ils peuvent être lus sur des ordinateurs, des portables, des tablettes et des téléphones intelligents.

La nouvelle édition revue et augmentée du livre numérique Publier avec Smashwords est maintenant disponible. Ce livre gratuit est un procédurier simple pour publier un livre numérique selon les exigences de la plateforme de publication et de diffusion Smashwords. Voici la table des matières de ce guide pratique déjà téléchargé plus de 1 000 fois:

1. – Présentation
2. – Smashwords
3. – Texteur Word
4. – Ruban Word
5. – Document Word
6. – Style par défaut
7. – Paragraphes et sections
8. – Hyperliens externes
9. – Notice bibliographique
10. – Numéro ISBN
11. – Table des matières
12. – Couverture
13. – Images
14. – Téléversement
15. – Tableau de bord
16. – Références
17. – Auteur

Bonne publication !

Référence

Publier avec Smashwords

29 juin 2018

Les eaux printanières / Ivan Tourguéniev


Jamais il n’avait ressenti une telle lassitude corporelle et morale. […] Un sentiment de dégoût, de douleur l’oppressait, l’enveloppait de toutes parts dans un brouillard de nuit d’automne ; – et il ne savait comment se délivrer de cette obscurité ni de cette amertume. (P. 275, 276-277)

Las et nostalgique, un aristocrate russe se remémore ses amours de jeunesse. La structure de la nouvelle reflète ces deux temps du récit.

Structure de la nouvelle

La nouvelle est constituée de quatre parties regroupant l’incipit suivi de 44 sections. Les première et dernière parties se situent en 1870. Elle encadrent les parties centrales qui se passent au cours de l’été 1840.

La première partie correspond à l’incipit. La deuxième partie est constituée des sections 1 à 30. La partie suivante regroupe les sections 31-42. La partie finale compte les sections 43 et 44.

Le récit principal se retrouve dans les parties centrales de la nouvelle. Celles-ci se déroulent en Allemagne, successivement à Francfort et à Wiesbaden. Elles pourraient être intitulées par les prénoms Gemma et Marie, les amours successifs du protagoniste Sanine. Ces deux parties auraient pu faire l’objet de nouvelles séparées. Toutefois, le sens profond de la nouvelle provient des parties encadrant le double récit principal.

Par sa longueur, la nouvelle pourrait être considérée comme un court roman. Mais ses caractéristiques la relient davantage à la nouvelle: un récit (principal) se déroulant pendant une brève période de temps, un nombre restreint de personnages et un thème omniprésent.

Portraits et tableaux

La nouvelle est exemplaires à plusieurs égards, notamment pour ses portraits et ses tableaux. En voici quelques-uns à titre d’exemple.

A - Les portraits des principaux personnages: Gemma Roselli, Karl Kluber, Dimitri Sanine Pavlovitch, Hippolyte Sidorytch Polozov et Marie Nokolaïevna Kolychkine.

[ 1 ] Une jeune fille de dix-neuf ans, avec ses cheveux bruns déroulés sur ses épaules nues, et les bras tendus en avant, s’élança dans la confiserie […] Le nez de la jeune fille était un peu grand, mais d’une belle forme aquiline; un léger duvet ombrait imperceptiblement sa lèvre supérieure; son teint était uni et mat – un ton d’ivoire ou d’écume blanche; – les cheveux étaient onduleux et brillants comme ceux de la Judith d’Allori au palais Pitti, – les yeux surtout étaient remarquables, d’un gris sombre, l’iris encadré d’un liseré noir – des yeux splendides, triomphants, même à cette heure où l’effroi et la douleur en assombrissaient l’éclat. […] Gemma portait une ample blouse jaune retenue par une ceinture de cuir noir; elle semblait aussi un peu lasse; elle était légèrement pâle, des cercles noirs entouraient ses yeux, sans pourtant leur enlever leur éclat, et cette pâleur ajoutait un charme mystérieux aux traits classiquement sévères de la jeune Italienne. Cette fois Sanine fut surtout frappé par la beauté élégante des mains de la jeune fille. Lorsqu’elle rajustait ou soulevait ses boucles noires et brillantes, Sanine ne pouvait arracher ses regards de ces doigts souples, longs, écartés l’un de l’autre comme ceux de la Fornarine de Raphaël. (P. 278, 280, 293)

[ 2 ] Il est avéré qu’à cette époque on n’aurait pas trouvé dans tout Francfort un premier commis plus poli, plus comme il faut, plus sérieux ni plus avenant que M. Kluber. Sa toilette irréprochable était en harmonie avec sa prestance et la grâce de ses manières, un peu réservées et froides, il est vrai, un genre britannique, contracté pendant un séjour de deux ans en Angleterre, et en somme d’une élégance séduisante. De prime abord il sautait aux yeux que ce beau jeune homme, un peu grave, mais très bien élevé et encore mieux lavé, était habitué à obéir aux ordres d’un supérieur et à commander à des inférieurs, et que derrière le comptoir de son magasin, il devait fatalement inspirer du respect aux clients. Sa probité scrupuleuse ne pouvait pas être mise en doute; il suffisait pour s’en convaincre d’un coup d’œil sur ses manchettes impeccablement empesées! Sa voix d’ailleurs était en harmonie avec tout son être: une voix de basse assurée et moelleuse, mais pas trop élevée et même avec des inflexions caressantes dans le timbre. (P. 290-291)

[ 3 ] Sanine était un fort beau garçon, de taille haute et svelte; il avait des traits agréables, un peu flous, de petits yeux teintés de bleu exprimant une grande bonté, des cheveux dorés et une peau blanche et rose. Ce qui le distinguait de prime abord, c’était cette expression de gaieté sincère, un peu naïve, ce rire confiant, ouvert, auquel on reconnaissait autrefois à première vue les fils de la petite noblesse rurale russe. Ces fils de famille étaient d’excellents jeunes gentilshommes, nés et librement élevés dans les vastes domaines des pays de demi-steppes. Sanine avait une démarche indécise, une voix légèrement sifflante, et dès qu’on le regardait il répondait par un sourire d’enfant. Enfin il avait la fraîcheur et la santé; mais le trait caractéristique de sa physionomie était la douceur, par-dessus tout la douceur! Il ne manquait pas d’intelligence et avait appris pas mal de choses. Malgré son voyage à l’étranger, il avait conservé toute sa fraîcheur d’esprit et les sentiments qui à cette époque troublaient l’élite de la jeunesse russe, lui étaient totalement inconnus. (P. 300-301)

[ 4 ] Une foule de plans s’entrecroisaient dans son cerveau, mais il ne voyait pas nettement sa voie. Il sortit de l’hôtel pour sentir l’air et réfléchir. Il voulait se présenter devant Gemma avec un plan arrêté. Tout à coup son attention fut arrêtée sur un personnage qui venait en sens inverse, une forme épaisse, mais correctement habillée, qui se balançait en vacillant légèrement sur de gros pieds. Sanine se demanda où il avait vu cette nuque couverte de cheveux d’un blond blanchâtre, cette tête qui semblait chevillée directement sur les épaules, ce dos replet, débordant de graisse, ces bras boursouflés qui pendaient le long du torse. Sanine se demanda s’il se pouvait vraiment qu’il eût devant les yeux Polosov, son camarade de pension, qu’il n’avait pas revu depuis cinq ans. Lorsque le nouveau venu l’eut dépassé, Sanine courut après lui, le devança puis se retourna... Il vit un large visage jaunâtre, de petits yeux de cochon avec des cils et des sourcils blancs, un nez court et plat, de grosses lèvres qui semblaient collées l’une à l’autre, un menton rond et imberbe. À l’expression aigre, indolente, méfiante de cette tête, il n’eut plus de doute, c’était bien Hippolyte Polosov! (P. 355)

[ 5 ] Marie Nicolaevna, née Kolychkine, était une femme qu’on ne pouvait s’empêcher de remarquer. Ce n’est pas qu’elle fût une beauté incontestée: on distinguait nettement en elle les traces de son origine plébéienne. Le front était bas, le nez un peu charnu et légèrement retroussé : elle ne pouvait pas se glorifier non plus de la finesse de sa peau, ni de l’élégance de ses mains et de ses pieds... mais que signifiaient ces détails? Celui qui la voyait ne restait pas en contemplation devant une «beauté sacrée» comme disait le poète Pouchkine, mais devant le prestige d’un vigoureux et florissant corps de femme, russe et tzigane... et il n’y avait pas moyen de ne pas tomber en arrêt devant elle. […] Lorsque Maria Nicolaevna souriait, on voyait se creuser sur chacune de ses joues non pas une, mais trois petites fossettes – et ses yeux souriaient plus encore que ses lèvres, longues, empourprées et rayonnantes avec deux minuscules grains de beauté à gauche. (P. 366, 367)

B - Quelques tableaux: jardins privé et public, dîner et premier amour.

[ 1a ] Il faisait extrêmement chaud dehors; après le déjeuner Sanine voulut se retirer, mais ses hôtes lui dirent que par une pareille chaleur il valait beaucoup mieux ne pas bouger de sa place; et il resta. Dans l’arrière-salon où il se tenait avec la famille Roselli, régnait une agréable fraîcheur: les fenêtres ouvraient sur un petit jardin planté d’acacias. Des essaims d’abeilles, des taons et des bourdons chantaient en chœur avec ivresse dans les branches touffues des arbres parsemées de fleurs d’or; à travers les volets à demi clos et les stores baissés, ce bourdonnement incessant pénétrait dans la chambre donnant l’impression de la chaleur répandue dans l’air au dehors, et la fraîcheur de la chambre fermée et confortable paraissait d’autant plus agréable... (P. 294)

[ 1b ] À cinq heures du matin, Sanine était déjà réveillé; à six heures il était tout habillé et à six heures et demie, il se promenait dans le jardin non loin d’un petit pavillon que Gemma avait indiqué dans son billet. La matinée était calme, tiède et grise. Par moments il semblait qu’il allait pleuvoir; cependant en étendant la main on ne sentait rien, bien qu’il fût possible de distinguer sur la manche du pardessus de minuscules gouttelettes, de la grosseur de perles de verre toutes menues. Pas plus de vent que si ce phénomène n’avait jamais existé. Les sons ne s’envolaient pas mais se répandaient dans l’air. Dans le lointain une vapeur blanche s’épaississait lentement; l’air était embaumé du parfum des résédas et des fleurs d’acacias. Les boutiques n’étaient pas encore ouvertes, mais déjà l’on apercevait des piétons dans la rue; de temps en temps une voiture isolée roulait bruyamment... Il n’y avait pas de promeneurs dans le jardin. (P. 341-342)

[ 2 ] Qui ne connaît pas le classique dîner allemand? Une soupe aqueuse avec de grosses boulettes de pâte et de la cannelle ; un bouilli archi-cuit, sec comme un bouchon, nageant dans de la graisse blanche gluante et flanqué de pommes de terre devenues poisseuses, et de raifort râpé. Ensuite, un plat d’anguille tournée au bleu, arrosée de vinaigre et semée de câpres, auquel succède le rôti servi avec de la confiture, et l’inévitable Mehlspeise, une sorte de pouding qu’accompagne une sauce rouge et aigre. Il est vrai qu’en revanche, le vin et la bière étaient de premier choix! (P. 304)

[ 3 ] Ces jeunes gens aimaient pour la première fois; tous les miracles du premier amour s’accomplissaient en eux. Le premier amour, c’est une révolution! Le va-et-vient monotone de l’existence est rompu en un instant; la jeunesse monte sur la barricade, son drapeau éclatant flotte très haut, et quel que soit le sort qui lui est réservé – la mort ou une vie nouvelle – elle envoie à l’avenir ses vœux extatiques. (P. 345)

Dans un contexte scolaire, ces descriptions peuvent servir de modèles.

Histoire

Cette nouvelle est une fiction psychologique analysant finement les amours de jeunesse. Toute l’action est centrée sur ce thème, plus précisément sur les sentiments ressentis et exprimés par les personnages. Le contexte socio-économique du récit est esquissé, mais seulement pour soutenir le jeu des personnes impliquées dans l’histoire. Celle-ci est encadrée par une réflexion portant sur le bilan de vie du protagoniste devenu âgé, dans la perspective d’une mort plus ou moins prochaine.

Références

Tourguéniev. - Romans et nouvelles complets. - Tome III. - Textes traduits par Françoise Flamant, Henri Mongault et Édith Scherrer. - Paris: Gallimard, 1986. - (Bibliothèque de la Pléiade, n° 326). - ISBN 2-07-011099-0. - BAnQ: Tourguéniev T7273r. - [Eaux printanières, traduction, notice et notes par Édith Scherrer, p. 275-407 et 1050-1077].

Les citations sont tirées de l’édition de 1895, chez Ernest Flammarion (Paris); traduction par Michel Delines. - Bibliothèque électronique du Québec (BéQ).

Image

Photo © Claude Trudel 2018

22 juin 2018

Tout savoir sur la Voie lactée


La revue américaine Astronomy vient de publier un numéro spécial sur la Voie lactée. Dans son éditorial, Richard Talcott présente les auteurs des différents articles, des spécialistes renommés dans leur domaine respectif.

Articles

Voici les sujets abordés dans les quinze articles de ce numéro:

- Les éléments constitutifs de la Galaxie / Francis Reddy, NASA
- Les secrets des étoiles voisines du Soleil / James B. Kaler, Université de l’Illinois
- La quête des exoplanètes / Michael Carroll, auteur scientifique et artiste astronomique
- La structure générale de la Galaxie / Robert Benjamin, Université du Wisconsin
- La Nébuleuse d’Orion / Raymond Shubinski, contributeur
- 10 choses que nous ignorons sur les étoiles massives / Yaël Nazé, Université de Liège
- Qu’est-ce qui provoque l’explosion des étoiles / Francis Reddy, NASA
- La structure spirale de la Galaxie / Robert Benjamin, Université du Wisconsin
- Le champ magnétique des magnétoiles / Steve Nadis, écrivain scientifique
- Voyage au cœur de la Voie lactée / John Dvorak, Télescope de Maura Kea
- Comment la Galaxie cannibalise ses voisines / Ray Jayawardhana, Université York (Toronto)
- L’exploration des amas globulaires / Marcia Bartusiak, MIT
- Archéologie stellaire / Francis Reddy, NASA
- Le Groupe local de galaxies / Ray Villard, STSI de Baltimore
- La future collision entre la Voie lactée et la galaxie Andromède / Abraham Loeb, Université Harvard, et Thomas Cox, CfA.

L’article How the Milky Way works de Robert Benjamin contient un encart illustrant la structure interne de la Galaxie. Dans cet encart, l’éditeur associé Daniel Pendick présente une double vue de la Voie lactée, aérienne et latérale.

Ces articles sont abondamment illustrés (photos, graphiques, tableaux, schémas, dessins). Toutes les images sont légendées.

Exemple

Les lecteurs francophones intéressés à l’astronomie connaissent sûrement bien l’auteure et astrophysicienne belge Yaël Nazé. Son article sur les étoiles massives est assurément l’un des plus intéressants de ce numéro. Voyons les dix questions dont elle fait état:

1 - À quelle distance se trouvent les étoiles massives?
2 - Comment ces étoiles se forment-t-elles?
3 - Quelle est leur masse maximum?
4 - Quel rôle ont-t-elles joué après le Big Bang?
5 - Comment les étoiles massives binaires se forment-t-elles?
6 - Peut-t-il y avoir des planètes autour des étoiles massives?
7 - Quel est le rôle de la rotation et des champs magnétiques dans les étoiles massives?
8 - Quelle est l’évolution des étoiles massives solitaires?
9 - Quelle est l’évolution des étoiles massives binaires?
10- Comment les étoiles massives meurent-elles?

Son exposé, comme ceux des autres articles, est limpide, instructif et captivant.

Encart

Un superbe encart de huit pages affichent plusieurs vues générales et des aspects particuliers de notre Voie lactée. Une présentation graphique par Richard Talcott.

Appréciation

Par son contenu didactique et sa mise en page exemplaire, ce numéro spécial de la revue Astronomy s’avère remarquable pour un survol et la compréhension de notre Galaxie.

Références

Astronomy
The Milky Way Inside and Out (Special Collector’s Edition 2018)

Les périodiques sur les sciences, dont la revue Astronomy, sont disponibles au niveau 2 de la Grande Bibliothèque (BAnQ). Les livres pourtant sur les sciences sont aussi disponibles au même niveau.

Image

Two-Armed Spiral Milky Way (Astronomy Picture of the Day, 6 juin 2008) – [Les deux grands bras de la Voie lactée / Traduction par Didier Jamet].

Illustration Credit: R. Hurt (SSC), JPL-Caltech, NASA. – Survey Credit: GLIMPSE.

Explanation: Gazing out from within the Milky Way, our own galaxy's true structure is difficult to discern. But an ambitious survey effort with the Spitzer Space Telescope now offers convincing evidence that we live in a large galaxy distinguished by two main spiral arms (the Scutum-Centaurus and Perseus arms) emerging from the ends of a large central bar. In fact, from a vantage point that viewed our galaxy face-on, astronomers in distant galaxies would likely see the Milky Way as a two-armed barred spiral similar to this artist's illustration. Previous investigations have identified a smaller central barred structure and four spiral arms. Astronomers still place the Sun about a third of the way in from the Milky Way's outer edge, in a minor arm called the Orion Spur. To locate the Sun and identify the Milky Way's newly mapped features, just place your cursor over the image.

Une image similaire est affichée dans l’article de Robert Benjamin, How the Milky Way got a brand new look, p. 59.

Illustration mise à jour (7 août 2017): Milky Way and Our Location (NASA)

Graphic view of our Milky Way Galaxy. The Milky Way Galaxy is organized into spiral arms of giant stars that illuminate interstellar gas and dust. The Sun is in a finger called the Orion Spur. Overlaid is a graphic of galactic longitude in relation to our Sun. – Credit: NASA/Adler/U. Chicago/Wesleyan/JPL-Caltech. – Last Updated: Aug. 7, 2017. – Editor: Holly Zell.

Article connexe

La Voie lactée

15 juin 2018

Carte et territoire / évolution et mutations

The central concern of this book is the history of territory. […] The historical development of cartography has played a major role in this narrative. […] But more to the point, the goal of this book is to understand a new kind of infrastructure – one that is successful exactly because it transcends the military or diplomatic strategy of any individual state.

L’évolution de la cartographie et la nouvelle conception du territoire au 20e siècle sont présentées dans After the Map, un livre novateur publié par William Rankin aux Presses de l’Université de Chicago.

Introduction

Le passage de l’espace national/international à l’espace global/régional correspond à une réorganisation du savoir favorisant de nouvelles façons d’intervenir et de régir. Le point de vue de l’auteur sur cette mutation géo-épistémologique et sa méthodologie sont expliqués dans l’introduction (vingt pages).

Chapitres

Le livre compte six chapitres axés sur trois projets internationaux.

[ I ] Cartographie / The International Map of the World (IMW)

1 - The Authority of Representation: A Single Map for All Countries, 1891–1939
2 - Maps as Tools: Globalism, Regionalism, and the Erosion of Universal Cartography, 1940–1965

Exemple (extrait): carte du lac George (1927)


[ II ] Géodésie / The Universal Transverse Mercator System (UTM)

3 - Aiming Guns, Recording Land, and Stitching Map to Territory: The Invention of Cartographic Grid Systems, 1914–1939
4 - Territoriality Without Borders: Global Grids and the Universal Transverse Mercator, 1940–1965

Exemple (extrait): carte de la rivière Patuxent (1987)


[ III ] Navigation / The Global Positioning System (GPS)

5 - Inhabiting the Grid: Radionavigation and Electronic Coordinates, 1920–1965
6 - The Politics of Global Coverage: The Navy, NASA, and GPS, 1960–2010

Exemple: carte du réseau Internet (2009)

[Document cartographique supprimé sur le site]

Conclusion, compléments et appréciation

Dans sa conclusion, l’auteur rappelle deux caractéristiques de la nouvelle cartographie née au cours du siècle dernier: «Together the IMW, UTM, and GPS tell a relatively coherent strory about globalism and the mapping sciences in the twentieth century. […] At a more straightforward level, this has also been a story about a transition from international scientific collaboration to American military technology.»

Les remerciements, la liste des acronymes, la liste des illustrations en couleurs, les notes et l’index complètent l’ouvrage. Par ailleurs, la bibliographie (auteurs, dates) et les illustrations (en haute résolution) peuvent être consultées et téléchargées depuis le site éponyme du livre.

Le contenu du livre est très bien structuré. Les enjeux sont clairement expliqués. Les explications sont limpides. Le style de l’auteur est dynamique. Les nombreuses cartes sont légendées et plusieurs d’entre elles sont reproduites en couleurs dans un cahier inséré au milieu du livre.

Références

Rankin, William. - After the Map. Cartography, Navigation, and the Transformation of Territory in the Twentieth Century. - Chicago: University of Chicago Press, 2016. - viii, 398p. - ISBN 978-0-226-33936-8. - [Citations, p. 5, 6, 5; 295; 298]. - Diplômé des universités Harvard et Race, l’auteur enseigne l’histoire des sciences à l’Université Yale. - BAnQ: 526.0904 R2116a 2016.

After the Map (William Rankin)
Radical Geography (William Rankin)

Cartes

Lake George (International Map of the World, 1927) (USGS) (Gouvernement des États-Unis d’Amérique) [Chapitre 1, p. 24]
Patuxent River (Map of Coastal Maryland, 1987) (USGS) (Gouvernement des États-Unis d’Amérique) [Chapitre 3, p. 122]
Global Internet Map 2009 (TeleGeography) [Introduction, p. 12] [Document cartographique supprimé sur le site]

Sur la Toile

La Carte internationale du monde au millionième (Paul Vidal de la Blache, Annales de géographie, 1910)
La Carte internationale du monde au millionième et la Conférence de Paris de 1913 (Emmanuel de Margerie, Annales de géographie, 1914)
La genèse de la Commission de la Carte géologique du Monde (Philippe Bouysse, Comité français d’histoire de la géologie, 2012)
L’introuvable «carte du monde au millionième» (Joëlle Kuntz, Le Temps, 2013)
International Map of the World 1:1,000,000 (Perry-Castañeda Library, The University of Texas at Austin)
Index diagram of sheets for the International map on the scale of 1:1,000,000 (Norman B. Leventhal Map Center)

08 juin 2018

La revanche du petit juge / Mimmo Gangemi

L’ambulance trouva la mort et s’en retourna à vide à l’hôpital. La ville fut prise de frénésie, des policiers accoururent de toutes parts, des journalistes et des visages connus de la télévision locale vinrent fixer la scène, une grande foule de curieux se pressa devant la porte, des sirènes déchirèrent la nuit.

Calabre. Il y a ce meurtre. Il y en aura d’autres. Bien sûr. C’est un roman policier. Mais ce n’est pas seulement cela qui en fait l’intérêt. C’est plutôt le récit, plus précisément le style oral du narrateur, qui accapare le lecteur. La traduction y est aussi sûrement pour quelque chose.

Les portraits pittoresques abondent, au grand plaisir du lecteur. Beaucoup d’interrogatoires et d’introspections. Les palabres, les échanges colorés, les métaphores, tout comme les monologues intérieurs, occupent même une place prédominante. En plus, de multiples péripéties. Des événements parfois surprenants, étonnants, saisissants.

L’histoire commence, évidemment, par le chapitre initial. Le narrateur y présente le personnage don Mico Rota: sa résidence, son ultime ambition, son ascendance sociale, ses traits de caractère et sa situation problématique. Le tout est raconté avec beaucoup d’humour.

Le narrateur, toujours aussi pince-sans-rire, introduit dans les chapitres suivants d’autres personnages, dont les amis et joueurs de poker Giorgio Maremmi, Alberto Lenzi et Lucio Cianci Faraone. S’ajoutent ensuite des personnages impliqués dans l’enquête consécutive au premier meurtre du polar. Le lecteur découvre tour à tour les personnalités, ainsi que les vies personnelles, familiales et professionnelles de tous ces personnages. Leurs descriptions sont captivantes, souvent même très amusantes.

Laissons maintenant au lecteur le soin de déchiffrer par lui-même les dessous rocambolesques et dramatiques de la société italienne à travers ce premier roman policier de Mimmo Gangemi.

Référence

Gangemi, Mimmo. - La revanche du petit juge. - Traduit de l’italien par Christophe Mileschi [professeur de littérature italienne contemporaine à l’université de Nanterre]. - Paris: Seuil, 2016 © 2009. - 401p. - (Points, n° P4285). - ISBN 978-2-02-117762-6. - [Citation, p. 32]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 858 GANG.R et Gangemi G1973r.

01 juin 2018

Une île d’arbres / Bronwyn Chester

Par son contenu et son format, un livre compagnon pour visiter une cinquantaine d’arbres sur l’île de Montréal. Un recueil de chroniques rédigées et sélectionnées par feu Bronwyn Chester, chroniqueuse au quotidien The Montreal Gazette.

Dans la préface, l’écrivaine Michèle Plomer présente ainsi ce volume: «Botanique, histoire, anecdotes, comptines et généreuses doses d’esprit composent ce livre unique et inqualifiable qui se veut un chant d’amour à l’île de Montréal et un poème aux arbres qui la peuplent.»

Dans son introduction, Bronwyn Chester raconte sa passion pour la nature et plus spécifiquement pour les arbres de l’île de Montréal. Une passion qu’elle a partagée pendant de nombreuses années au cours de visites guidées, ainsi que dans les billets de son blogue Tree Thuesday / Le mardi des arbres et ses chroniques journalistiques. Elle rend ensuite hommage au frère Marie-Victorin (Conrad Kirouac), fondateur du Jardin botanique de Montréal, et au frère Adrien Rivard, fondateur du Cercle des jeunes naturalistes (CJN). Elle complète sa présentation en soulignant quelques-uns des traits particuliers de son livre.

Dans la postface, Bryan Demchinsky indique comment il a finalisé la publication du livre après le décès de Bronwyn Chester, notamment avec l’aide de Jean-Luc Trudel et Charles L’Heureux qui ont illustré les arbres répertoriés, ainsi que des fils de l’auteure et de nombreux amis.

Les chapitres

Un index complète le livre, mais il n’y a pas de table des matières. Les chapitres, numérotés et titrés, débutent par une introduction. Voici donc le regroupement des cinquante arbres décrits par Bronwyn Chester dans son merveilleux florilège. L’énumération des arbres est suivie d’une photo que j’ai prise au Jardin botanique de Montréal. Soulignons d’ailleurs qu’à plusieurs reprises l’auteure parle de cette grande institution botanique.

1 - Les arbres ordinaires / bouleau blanc, frêne rouge, érable à Giguère, érable argenté, érable à sucre, orme d’Amérique, peuplier deltoïde - Exemple > Forêt feuillue (érable à sucre, frêne et orme)


2 - Le parc du Mont-Royal: une forêt en ville / érable à épis, ostryer de Virginie, chêne rouge, cerisier tardif, caryer ovale, pin blanc, épinette blanche, frêne vert, sureau, orme rouge - Exemple > Pin blanc


3 - Les arbres comme monuments: les cimetières du mont Royal / ginkgo, métaséquoia, bouleau jaune, bouleau blanc (bouleau à papier), sorbier des oiseleurs, sapin argenté - Exemple > Métaséquoia


4 - À deux pas de chez soi: les arbres de quartier / sapin baumier, robinier faux-acacia, cerisier à grappes, chicot févier, olivier de Bohème, chêne à gros fruits, pommetier, érable de Norvège, orme de Sibérie, pin sylvestre, sumac, chêne blanc, frêne blanc d’Amérique, if - Exemple > Pommetier


5 - Une multiplicité de jardins / pommier, érable de l’Amour, hêtre, pin noir d’Autriche, épinette bleue, noyer cendré, orme de Camperdown, sapin de Douglas, marronnier d’Inde, pin gris, lilas japonais, magnolia, saule - Exemple > Magnolia


6 - Le campus de l’université McGill – Sanctuaire de la forêt des gratte-ciel / tulipier de Virginie, catalpa, arbre liège de Chine, nerprun commun - Exemple > Catalpa


7 - Dans une ville agréable, il y a des fruits à cueillir / Les débuts, Adieu, L’amélanchier - Exemple > Amélanchier


Ce dernier chapitre est composite. La première partie, composée par Bryan Demchinsky, relate la cérémonie commémorative du 17 novembre 2012 à la mémoire de Bronwyn Chester sur le campus de l’Université McGill. La partie suivante reproduit la première chronique de Bronwyn Chester: Les débuts. Une île d’arbres, le dimanche 8 novembre 2009. La troisième partie recense des livres recommandés et commentés par l’auteure alors qu’elle était atteinte d’un cancer qui allait la terrassée quelques mois plus tard, d’où le titre Adieu, le samedi 22 octobre 2011. La dernière partie est un article de l’auteure sur un de ses arbres favoris: L’amélanchier. Un spécimen de cette espèce rappelle son souvenir sur le campus de l’Université McGill.

Sans plus tarder, allons à la rencontre des arbres de l’île de Montréal: «ce n’est qu’à travers le plaisir de découvrir les arbres – de même que toutes les créatures vivantes avec lesquelles nous partageons notre île – que nous arriverons à vivre différemment, à vivre mieux, sur notre petit bout de terre.»

Références

Chester, Bronwyn. - Une île d’arbres. Cinquante arbres, cinquante façons de raconter. - Préface de Michèle Plomer. - Postface de Bryan Demchinsky. - Illustrations de Jean-Luc Trudel et Charles L’Heureux. - Traduit de l’anglais par Annie Pronovost. - Montréal: Marchand de feuilles, 2017. - 288p. - ISBN 878-2-923896-73-1. - [Citation de Michèle Plomer, Préface, p. 7; citation de Bronwyn Chester, Les débuts, p. 271]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 635.977097142 C5251i 2017.

Le mardi des arbres / Tree Tuesday (Bronwyn Chester)

Livres recommandés par l’auteure (p. 273-277):

Farrar, John Laird. - Les arbres du Canada. - Traduction, Suzanne Chatrand, Maryse Chynchuck, Marc Favreau; illustrations, Stephen Aitken; photographies, Anthony Scullion. - Montréal: Fides, 2017. - x, 502p. - ISBN 978-2-7621-4093-4. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 582.160971 F243a 2017.

Lebœuf, Michel. - Arbres et plantes forestières du Québec et des Maritimes. - Montréal: Michel Quintin, 2016. - 415p. - ISBN 978-2-8976-2098-1. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 1.7309714 L447a 2016.

Reid, Barbara. - Imagine un arbre. - Teste français de Hélène Pilotto. - Montréal: Scolastic, 2011. - 30p. ISBN 978-1-4431-0774-7. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: REI (Espace Jeunes).

Sibley, David Allen. - The Sibley Guide to Trees. - New-York: Knopf, 2009. - xxxviii, 426p. - ISBN 978-0-3754-1519-7. -Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 582.16097 S564s 2009.

Images

Photos © Claude Trudel 2018 / Flore du jardin botanique de Montréal (Le monde en images - CCDMD)

Plusieurs autres photos d’arbres sont affichées dans cette collection comptant plus de 3 000 photos prises au Jardin botanique de Montréal. Les photos originales ont une résolution de 2048 x 1152 pixels, mais elles sont aussi disponibles aux formats 320 x 180 pixels, 800 x 450 pixels, 1024 x 576 pixels et 1920 x 1080 pixels. Les photos peuvent être vues individuellement ou en diaporama. Elles peuvent aussi être envoyées au format carte postale virtuelle.

Sur la Toile

Jardin botanique de Montréal (JBM)

27 mai 2018

Une sélection de ressources scientifiques


Jeffrey Meyer, directeur de la Mount Pleasant Public Library (Iowa), publie une sélection de ressources scientifiques dans le numéro courant de la revue Online Searcher. Son article compte sept parties: introduction, ressources générales, santé et médecine, sciences naturelles, espace, programmation et cartographie, conclusion.

L’auteur décrit chaque ressource retenue. Bien que destiné aux bibliothécaires, son répertoire sera aussi utile aux personnes intéressées à l’un ou l’autre des domaines scientifiques. Sauf exception, les ressources proposées sont américaines et de langue anglaise.

Introduction

L’auteur présente ainsi le contexte, le but et le contenu de son exposé: «Finding authoritative science resources on the internet can be a challenge. However, it is munch easier to navigate this information jungle with a good map in hand. The paths I outline lead to authoritative scientific resources that are freely available online, enhancing research options for librarians and providing recommandations possibilities for patrons.»

Ressources générales

Public Library of Science (PLOS)
Royal Society (Journals)
Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS / Search)
University of California Television (UCTV)

Santé et médecine

Centers for Disease Control and Prevention (CDC)
National Library of Medicine (NLM / Bases de données multiples)

Sciences naturelles

Macaulay Library (Cornell University)
University of Floride Herbarium (FLAS)
Linnean Society of London

Espace

NASA (Image and Video Library)

Programmation et cartographie

W3Schools
National Map (USGS)

Conclusion

Avec beaucoup d’enthousiasme, Jeffrey Meyer conclue ainsi son article: «Massive data mines, created by nonprofit organizations, governments, museums, and universities, are ready for excavation. Discovery waits those with targeted research questions, as well as those allowing serendipily to lead the way.»

Référence

Meyer, Jeffrey. - «Science on the Web: Authoritative Yet Free Resources». - Online Searcher. - Vol. 42, n° 3, mai-juin 2018, p. 10-14. - ISSN 2324-9684. - [Citations, p. 11 et 14]. - [Texte intégral en libre accès]. - Cette revue est disponible au deuxième étage de la Grande Bibliothèque (BAnQ).

Image

Feldspath (Microcline blanche), Comté de Papineau (Québec), Jardin minéralogique / Jardin botanique de Montréal - Photos © Claude Trudel 2018 / Le monde en images (CCDMD)

Sur la Toile

Sauf exception, les ressources scientifiques recensées dans ce répertoire sont en français:

Portail des jeunes (Sciences et mathématiques)

25 mai 2018

Débuter en spectroscopie astronomique


La spectroscopie a fait passer les observations humaines de l’astronomie à l’astrophysique, c’est-à-dire de la contemplation à la compréhension physique.

L’astronome amateur François Cochard a publié un Guide pratique pour (bien) débuter en spectroscopie astronomique aux Éditions EDP Sciences.

Introduction

L’introduction présente le regroupement des chapitres selon le triptyque de la spectroscopie astronomique: l’astrophysique (la lumière messagère des étoiles), le spectroscope (principes et paramètres), les observations (pratiques).

Premier volet / Astrophysique

Le chapitre initial aborde plusieurs sujets: la nature du spectre, l’historique de la spectroscopie astronomique, l’actualité de la spectroscopie amateur, le matériel requis et les conditions d’une pratique efficace.

Le chapitre 2 porte sur la lumière et les types de spectres: la nature à la fois ondulatoire et corpusculaire de la lumière, les deux manières de fabriquer de la lumière (chauffage d’un matériau et excitation d’un atome), l’effet Doppler, les raies moléculaires.

Le chapitre 3 décrit les caractéristiques des étoiles: la lumière stellaire, les différents types spectraux et le classement des étoiles, l’observation à différentes résolutions, la magnitude et le mouvement des étoiles, les phénomènes périodiques et aléatoires, les autres objets astronomiques observables. Plusieurs profils spectraux illustrent les explications.

Deuxième volet / Spectroscope

Le chapitre 4 traite de l’adéquation entre l’instrument et les conditions d’observations: les questions de base (magnitude, résolution, domaine spectral, temps de pose et contraintes propres), les types d’observations (isolées, de longue durée, de campagnes, de suivi, d’événements, aléatoires), les recommandations (sélectionner un phénomène à observer, commencer avec la basse résolution, orienter ses observations vers différents types spectraux, préparer minutieusement ses séances d’observations).

Le chapitre 5, le plus long du volume, explique les principes optiques d’un spectroscope. Les règles de base sont présentées: réflexion, réfraction, diffraction (prisme et réseau, ordres, angle de blaze). Les rappels d’optique géométrique sont abordés (lentille et éléments afférents; lunettes et télescopes). L’architecture d’un spectroscope est décrite, avec deux exemples (Alpy 600 et Lhires III). Le chapitre est complété par les points suivants: l’étage de guidage, la lumière d’étalonnage, les spectroscopes échelle et la fibre optique.

Le chapitre 6 présente les paramètres principaux d’un spectroscope: la résolution et l’ouverture, puis les autres paramètres: grandissement et échantillonnage, étendue spectral, tirage mécanique et fixation, taille de la fente. Dans tous les cas, compte tenu de son matériel, l’utilisateur aura à faire des choix, à évaluer les différents compromis possibles.

Le chapitre 7 traite des caméras CCD et des logiciels d’acquisition. Trois caméras sont fortement recommandées pour la spectroscopie: une pour l’acquisition des spectres, une pour le guidage et une autre pour le pointage du télescope. Les caractéristiques les plus importantes sont signalées pour chacun des types de caméras. Les capteurs noirs et blancs sont à privilégier pour les application scientifiques. La seconde partie du chapitre porte sur les logiciels d’astronomie. L’auteur utilise le gratuiciel Audela pour ses observations personnelles et pour les illustrations de son exposé. L’enregistrement des images au format FITS est recommandé.

Le chapitre 8 explique comment régler le spectroscope sur une table en utilisant plusieurs sources de lumière pour les premiers essais. À titre d’exemple, le spectroscope Alpy 600 est utilisé. Les explications portent notamment sur les points suivants: installation de la caméra d’acquisition, focalisation et orientation, convention pour la présentation du spectre, choix de la plage de longueur d’onde, réglage de la caméra de guidage.

Le chapitre 9 porte sur le traitement des images brutes pour la production d’un profil spectral 1D. Cette opération correspond au processus de réduction de données. L’importance et les étapes de réduction de données sont expliquées. Les catalogues de référence et la notion de groupe d’images complètent l’exposé.

Troisième volet / Observations

Le chapitre 10 explique en détail une première observation, celle du Soleil, sans télescope. L’auteur utilise le spectroscope Alpy 600 et la caméra CCD Atik 314+ et, pour la réduction des données, le logiciel ISIS. Ce chapitre, comme l’ensemble du livre, est abondamment illustré.

Le chapitre 11 porte sur la maîtrise du télescope. Les éléments suivants sont successivement abordés: maîtriser de la monture, calculer le champ de l’image, repérer les mouvements du télescope (logiciels de cartographie, base de données Simbad), pointer une étoile et l’autoguidage.

Le chapitre 12 démontre comment installer le spectroscope sur le télescope, les opérations décrites se déroulant le jour. La seconde partie du chapitre porte sur la réalisation d’un premier spectre d’étoile à la nuit tombée.

Le chapitre 13 porte sur l’observation spectroscopique d’une nouvelle étoile, les explications précédentes étant reprises d’une façon synthétique. Le dernier point indique comment s’améliorer d’une façon continue, notamment en utilisant un cahier de coupole.

Le chapitre 14 porte sur la vérification de la qualité des spectres stellaires obtenus. Le gratuiciel VisualSpec est alors utilisé pour mesure la qualité des spectres.

Le chapitre 15 rassemble d’ultimes conseils ayant trait à la session d’observation typique, l’amélioration des observations, ainsi que de la productivité, le partage des résultats et la participation aux programmes de recherche Prom-Am.

Conclusion

L’auteur souligne le contexte actuel favorable à la participation des amateurs à l’observation spectroscopique: «L’astrophysique est une science vivante, en effervescence. Qu’il s’agisse de cosmologie, de physique stellaire, de formation des systèmes plantaires – et même de vie en dehors de la Terre, les domaines de recherche active sont nombreux. […] Plus les amateurs seront nombreux à contribuer, et plus les observations apporteront des données implorantes.»

Compléments

Le guide est complété par un index et une bibliographie. Celle-ci est ainsi ventilée: références, liens utiles, forums et listes sur la spectroscopie, sites personnels, site associatifs, logiciels et sites institutionnels.

Référence

Cochard, François. - Guide pratique pour (bien) débuter en spectroscopie astronomique. - Préface de Claude Catala. - Paris: EDP Sciences, 2015. - xiv, 258p. - (Profil). - ISBN 988-2-7598-1784-9. - [Citations, p. 12 et 248]. - BAnQ: 522.67 C661g 2015.

Lecture complémentaire

Legault, Thierry. - Astrophotographie. - 3e édition. - Paris: Eyrolles, 2018. - xiii, 173p. - ISBN 978-2-2126-7572-6. - BAnQ: Nouveauté.

Image

Alpha Lyræ / Atlas du ciel Aladin (Centre de données astronomiques de Strasbourg) - [Vega: une étoile fétiche des spectroscopistes, p. 70 / CDS: C’est LA base de données principale pour toutes les données astronomiques; catalogues, coordonnées, images, spectres…, p. 253]

Sur la Toile

Audela (Logiciel libre et gratuit d'astronomie numérique)
Shelyak Instruments (François Cochard, co-fondateur et co-gérant, avec Olivier Thizy)

Articles connexes

Le nouveau portail du CDS
Consignation des données astronomiques

18 mai 2018

Beauté et diversité des tulipes


À chaque printemps, on peut admirer la beauté et la diversité de milliers de tulipes au Jardin botanique de Montréal, en particulier dans les jardins d'accueil.

Appartenant à la famille des Liliacées, les tulipes comptent plusieurs dizaine d’espèces et des milliers de variétés. En horticulture, les multiples variétés sont classées en deux groupes, les tulipes de jardins (onze divisions) et les tulipes botaniques (quatre divisions).

TULIPES DE JARDIN

Division 1 / Simples hâtives

Tulipe simple hâtive, Tulipa 'White Prince' et Tulipa 'Ruby Prince’ (20-40 cm)
Tulipe simple hâtive, Tulipa 'Ruby Prince' (20-40 cm)

Division 2 / Double hâtives

Tulipe double hâtive, Tulipa ‘Mondial’ (20-40 cm)
Tulipe double hâtive, Tulipa 'Abba' (20-40 cm)

Division 3 / Triomphes

Tulipe triomphe, Tulipa 'Canada 150’ (40-55 cm)
Tulipe triomphe, Tulipa ‘Prinses Irene’ (40-55 cm)
Tulipe triomphe, Tulipa ‘Saigon’ (40-55 cm)

Division 4 / Hybrides de Darwin

Tulipe hybride de Darwin, Tulipa 'American Dream’ (60-70 cm)
Tulipe hybride de Darwin, Tulipa 'Apeldoorn' (55 cm, sélectionnée en 1951 par D. W. Lefeber et Cie)
Tulipe hybride de Darwin, Tulipa 'Fostery King’ (60-70 cm)
Tulipe hybride de Darwin, Tulipa 'Apeldoorn' (60-70 cm)
Tulipe hybride de Darwin, Tulipa 'Daydream' (55 cm, sélectionnée en 1952 par Van Tubergen)
Tulipe hybride de Darwin, Tulipa 'Impression Mixture' (60-70 cm)
Tulipe hybride de Darwin, Tulipa 'Ad Rem' (60 cm, sélectionnée en 1960 par Konijnenburg & Mark)
Tulipe hybride de Darwin, Tulipa ‘Lady van Eijk’ (60-70 cm)

Division 5 / Simples tardives

Tulipe simple tardive, Tulipa 'Blushing Beauty' (60-75 cm)

Division 6 / Fleurs de lis

Tulipe à fleur de lis, Tulipa ‘Holland Chic’ (50 cm)

Division 7 / Frangées

Tulipe frangée, Tulipa 'Lambada’ (environ 50 cm)
Tulipe frangée, Tulipa 'Hamilton' (65 cm, sélectionnée en 1974 par Segers frères)

Division 11 / Double tardives

Tulipe double tardive, Tulipa 'Akebono' (35-50 cm)
Tulipe double tardive, Tulipa 'Akebono' (35-50 cm)

Autres divisons des tulipes de jardin:

Division 8 / Viridiflora
Division 9 / Rembrandt
Division 10 / Perroquet

TULIPES BOTANIQUES

Division 12 / Kaufmanniana

Tulipe, Tulipa ‘Johann Strauss’ (20 cm, sélectionnée par Van Tubergen)
Tulipe de Kaufman, Tulipa kaufmanniana ‘Heart’s Delight’ (20 cm, sélectionnée en 1952 par Van Tubergen)

Division 13 / Fosteriana

Tulipe de Foster, Tulipa fosteriana 'Orange Emperor' (40 cm, sélectionnée en 1962 par Segers frères)
Tulipe de Foster, Tulipa fosteriana ‘Orange Emperor’ (40 cm, sélectionnée en 1962 par Segers frères)

Division 14 / Greigii

Tulipe greigii, Tulipa 'Québec’ (20-30 cm)
Tulipe greigii, Tulipa 'Sparkling Fire' (30 cm, sélectionnée en 1955 par C. V. Hybrida)

Division 15 / Autres espèces botaniques

Tulipe, Tulipa humilis 'Persian Pearl' (10 cm, pousse entre 1 000 et 5 500 m en Asie)
Tulipe à fleur jaune, Tulipa urumiensis, (10 cm, originaire du Nord-Ouest de l'Iran et d'Asie centrale)
Tulipe de l'Écluse, Tulipa clusiana 'Lady Jane' (30-45 cm, Asie)
Tulipe de l'Écluse, Tulipa clusiana 'Cynthia' (30-45 cm, Asie)
Tulipe, Tulipa praestans ‘Fusilier’ (15-20 cm)

Origines des tulipes

Au plus profond de la structure des tulipes aux couleurs éclatantes, qui remplissent au printemps les vitrines des fleuristes, demeure sans doute le fantôme des gènes de leurs cousines sauvages. Les tulipes de jardin ne surgissent pas tout à coup, sous leur forme définitive, sur la scène horticole. Elles furent reproduites ou sélectionnées à partir d’espèces disséminées en Asie centrale et au Caucase.


Céramique d'Iznik (Turquie) - Jardin de la Paix / Jardin botanique de Montréal - Inauguré le 18 mai 2000, ce jardin thématique a été réalisé sous les auspices et grâce aux contributions du bureau du maire de la Ville de Montréal, de la communauté turque de Montréal et de la Fondation des céramiques d'Iznik de Turquie.

Remarques et références

Les hauteurs des plantes sont tirées du livre d’Yves-Marie Alain et Catherine Garnier, tandis que les hauteurs des plantes accompagnées d’une notice sont tirées du livre d’Anna Pavord.

La classification horticole des tulipes est présentée sous forme de tableau dans le livre d’Yves-Marie Alain et Catherine Garnier (p. 114-115 et 117). Une classification similaire est présentée dans le livre d’Anna Pavord (p. 348-349 et 351-354).

L'histoire de la tulipe est racontée par Yves-Marie Alain (p. 11-28) et plus longuement par Anna Pavord (p. 25-275), dans leur livre respectif.

Allain, Yves-Marie; Garnier Catherine. - L’ABCdaire des Tulipes. - Paris: Flammarion, 1996. - 120p. - ISBN 978-2-08-011787-4. - Bibliothèque du Jardin botanique de Montréal: 0500 LIL TUL A4.1.

Everett, Diana. - The Genus Tulipa: Tulips of the World. - Londres: Kew Publishing, 2013. - 448p. - (A Botanical Magazine Monograph). - ISBN 978-1-8424-6481-6. - Bibliothèque du Jardin botanique de Montréal: 0500 LIL TUL E9.1.

Pavord, Anna. - La tulipe. - Arles (France): Actes Sud, 2001. - 439 p. - ISBN 2-7427-2913-5. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ: 635.93432 P et 635.93432 P3392t 2001. - [Citation, p. 27].

Trudel, Claude. - Familles de plantes en photos. - Montréal: Smashwords, 2018. - ISBN 978-2-9815044-3-2. - [Livre numérique gratuit].

Images

Photos © Claude Trudel 2018 / Flore du jardin botanique de Montréal (Le monde en images - CCDMD)

Plusieurs autres photos de tulipes sont affichées dans cette collection comptant plus de 3 000 photos prises au Jardin botanique de Montréal. Les photos originales ont une résolution de 2048 x 1152 pixels, mais elles sont aussi disponibles aux formats 320 x 180 pixels, 800 x 450 pixels, 1024 x 576 pixels et 1920 x 1080 pixels. Les photos peuvent être vues individuellement ou en diaporama. Elles peuvent aussi être envoyées au format carte postale virtuelle.

Sur la Toile

Tiptoeing through the tulips (Maarten Christenhusz, Kew) - [In a recent molecular phylogenetic study published in the Botanical Journal of the Linnean Society, Tulipa emerged as monophyletic with respect to Amana and Erythronium, and four main clades were identified and are recognized as subgenera: Tulipa, Eriostemones, Orithyia and Clusianae (previously considered as part of subgenus Tulipa).]