10 juillet 2019

Guide de la flore urbaine / Roger Latour


Le livre de Roger Latour est à la fois un guide d’identification des plantes sauvages et un guide d’exploration de leurs habitats. Dans la riche tradition des illustrations botaniques, le livre est aussi une œuvre artistique et scientifique.

L’ouvrage est constitué d’une introduction, de trois chapitres thématiques, d’un répertoire de planches botaniques et d’annexes.

Dans son introduction, l’auteur remet d’abord en question la définition de mauvaise herbe. Ensuite, il souligne d’une façon magistrale la biodiversité végétale et l’extraordinaire adaptabilité des plantes en milieu urbain.

Exploration botanique

Ce livre est une invitation à reconsidérer les perceptions négatives des « mauvaises herbes » et des lieux « infréquentables » que sont les terrains vagues. Il est aussi une incitation à une activité saine, peu coûteuse et enrichissante : la découverte de la biodiversité urbaine.

Le premier chapitre thématique invite le lecteur à découvrir les origines des plantes urbaines dans le contexte des activités et migrations humaines, depuis le Néolithique jusqu’à nos jours. Une épopée fascinante, exemples à l’appui. L’apport de la flore indigène est aussi abordé.

Dans le chapitre suivant, l’auteur présente la mosaïque d’habitats du milieu urbain. Il s’attarde particulièrement à ces environnements et parcelles : les réseaux de chemins de fer, les terrains vagues, les bordures des trottoirs, les vieilles murailles de pierre et les ruines, les ruelles et le mobilier urbain. Tout au long de ces divers parcours, de nombreuses et superbes photographies illustrent les exposés.

Le troisième chapitre porte sur la revalorisation des terrains vagues et leur protection, en soulignant leur valeur écologique et éducative. L’auteur complète ses propos en formulant une dizaine de recommandations utiles pour l’exploration personnelle de la flore urbaine : des ressources, des précautions, des trucs et des conseils judicieux.

Catalogue des espèces

Comme ma curiosité a été récompensée par d’étonnantes découvertes, j’ai voulu partager le fruit de mes déambulations et vous inviter à explorer le proche et le familier.

Ce répertoire constitue le cœur de l’ouvrage. Il porte sur l’identification de plus de 200 espèces de plantes sauvages rencontrées à Montréal. Ces végétaux sont par ailleurs susceptibles de se retrouver dans d’autres milieux urbains similaires.

Les espèces sont présentées par famille sur des planches individuelles. Celles-ci contiennent trois parties :

1° identification : nom scientifique en latin, noms vernaculaires en français et en anglais;

2° illustration : plante entière (en général) et une ou plusieurs de ses parties (tige, branche, feuille, fleur, fruit); la feuille et la fleur peuvent être illustrées par en dessus et par en dessous; le fruit peut être illustré en entier ou en coupe;

3° spécificités : morphologie de la plante (dimensions / plante, feuille, fleur, ombelle, inflorescence, fruit, capitule), origine de la plante (indigène de notre région, Amérique du Nord hors de notre région, Amérique du Sud, Eurasie, Asie, Afrique), aspects écologiques (sources alimentaires pour les insectes, les oiseaux et d’autres animaux; toxicité du fruit ou d’une partie de la plante; pollen allergique ou allergie de contact).

À titre d’exemple : Bourse-à-pasteur / Capsella bursa-pastoris (plante entière, tige, feuille, fruit entier et coupe, graines); Millepertuis commun / Hypericum perforatum (plante entière, fleur vue par en dessus, feuille vue par en dessus et par en dessous); Renoncule rampante / Ranunculus repens (plante > 10-25 cm, feuille > 3-6 cm, fleur > 25 mm; originaire d’Eurasie; source alimentaire pour les insectes et les oiseaux).

[ J’ai utilisé cette ressource documentaire pour m’aider à identifier et différencier plusieurs espèces observées à proximité de chez moi : Alliaire officinale, Anthrisque des bois, Barbarée vulgaire, Bardane (Petite), Carotte sauvage, Cerisier de Virginie, Chénopode (blanc, simple), Diplotaxe des murs, Euphorbe réveille-matin, Fraisier, Ipomée pourpre, Linaire vulgaire, Liseron (des haies, des champs), Peuplier deltoïde, Lobélie, Lotier corniculé, Matricaire odorante, Mauve (musquée, négligée, des bois), Mélicot blanc, Millepertuis commun, Mouron des champs (Stellaire graminoïde), Moutarde des champs, Orme de Sibérie, Patience crépue, Plantain (des sables, lancéolé, majeur), Potentille (argentée, de Montpellier, dressée), Renoncule âcre (Bouton d’or), Salicaire commune, Salsifis (majeur, des prés), Silène enflée, Séneçon vulgaire, Tabouret des champs, Trèfle (alsike, rouge, blanc), Tussilage pas-d’âne [page 139], Vesce (jargeau, velue), Vinaigrier. ]

Compléments

Le guide est complété par un glossaire, une bibliographie (monographies, articles de périodiques, sites) et un index des noms latins, des synonymes et des noms communs.

Références

Latour, Roger. - Guide de la flore urbaine. - Montréal: Fides, 2009. - 304p. - ISBN 978-2-7621-2889-5. - [Citations : p. 75 et 80]. - Bibliothèques de Montréal et BAnQ : 581.756 L et 581.756097 L359g 2009. - Ce livre est en vente notamment à la Boutique Orchidée du Jardin botanique de Montréal, ainsi qu’à la Libraire Jasmin (station de métro Berri-UQÀM).

Blogue et microblogue de l’auteur : Flora urbana - Roger Latour.

Sites botaniques référencés dans la bibliographie du Guide de la flore urbaine :

eFlora
FloraQuebeca
Herbier du Québec (Gouvernement du Québec)
NatureServe
Plants Database (Gouvernement des États-Unis d'Amérique)
Rusticité des plantes (Gouvernement fédéral du Canada)
Urban Habitats

Image

Tussilage © Claude Trudel 2019

Tussilago farfara, Asteraceae - Plante photographiée au Jardin botanique de Montréal, parmi d’autres plantes non identifiées, dans la cour du Centre sur la biodiversité de l’Université de Montréal.

La Collection de Claude Trudel compte plusieurs milliers de photos prises au Jardin botanique de Montréal. Les photos originales ont une résolution de 2048 x 1152 pixels, mais elles sont aussi disponibles aux formats 320 x 180 pixels, 800 x 450 pixels, 1024 x 576 pixels et 1920 x 1080 pixels. Les photos peuvent être vues individuellement ou en diaporama. Elles peuvent aussi être envoyées au format carte postale virtuelle.